Sufjan Stevens a toujours connu un grand succès d’estime. Que ce soit avec ses albums concepts (Michigan, Illinois) ou ceux de Noël. Il y a deux ans, beaucoup de gens l’ont découvert grâce aux magnifiques chansons du film Call Me By Your Name. Ils risquent d’être déroutés avec ce nouvel album, Aporia.

Émilie Côté Émilie Côté
La Presse

Instrumental, l’opus fait écho à Music for Insomnia, sorti il y a une dizaine d’années. Il s’agit d’une collaboration entre Stevens et son beau-père, Lowell Brams, qui a partagé sa vie avec sa défunte mère et qui est pour lui une figure paternelle (comme le témoignait l’album de Sufjan Stevens Carrie & Lowell). 

> Extrait de What It Takes

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Instrumentales et expérimentales, les 21 chansons — souvent brèves — d’Aporia pourraient servir de trame sonore à une séance de massothérapie. Elles s’écoutent dans un contexte particulier. Il faut être prêt à se laisser transporter. Sufjan Stevens s’assume dans sa démarche avant-gardiste, qu’il a lui-même qualifiée de « new-age ». Il a cité Enya parmi ses influences, tout comme la bande sonore de Blade Runner

IMAGE FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Aporia, de Sufjan Stevens et Lowell Brams

C’est à prendre ou à laisser. En ce qui nous concerne, c’est l’évasion musicale parfaite en cette période de confinement. Les publics de Jean-Michel Blais et d’Alexandra Stréliski pourraient même se laisser surprendre s’ils sont prêts à s’aventurer dans des zones électros.

★★★½

Électro. Aporia, de Sufjan Stevens, Asthmatic Kitty Records.