(New York) L’industrie musicale américaine a connu un taux de croissance à deux chiffres pour la quatrième année consécutive, générant 11,1 milliards de dollars en 2019 en grande partie grâce au streaming, a indiqué mardi une organisation spécialisée.

Agence France-Presse

Le chiffre d’affaires de la musique a bondi de 13 % l’an dernier, détaille la Recording Industry Association of America (RIAA) dans son rapport annuel.

Le streaming a représenté 8,8 milliards de dollars, soit près de 80 % des recettes.

La RIAA a précisé que les abonnements payants à des plateformes de streaming comme Spotify et Tidal avaient le plus contribué à ces revenus.

Avec maintenant plus de 60 millions d’abonnés payants, ces services ont représenté 61 % des profits liés aux enregistrements musicaux des États-Unis.

Les gains des plateformes de streaming financées par la publicité, comme YouTube et la version gratuite de Spotify, ont augmenté de 20 % par rapport à 2018, mais n’ont généré que 908 millions de dollars.

Ce genre de service a vu plus de 500 milliards de chansons diffusées auprès de plus de 100 millions d’auditeurs américains, mais n’a représenté que 8 % des recettes de l’année 2019.

Les profits liés à la vente de CD ont eux baissé de 12 %, à 614,5 millions de dollars. Cette chute, qui était attendue, n’a pas été aussi rapide que celle des revenus des téléchargements numériques, qui ont dégringolé de 18 % pour tomber sous le milliard de dollars pour la première fois depuis 2006, à 856 millions de dollars.

Le vinyle, grand favori des hipsters et des collectionneurs, a quant à lui marqué sa 14e année consécutive de croissance. Avec des revenus en hausse de 19 %, il a rapporté 504 millions de dollars, ce qui lui a permis de connaître sa meilleure année en plus de trois décennies.