Il y a 10 ans, qui aurait cru que Tame Impala se produirait au Centre Bell ? C’est pourtant bien dans le plus grand amphithéâtre de Montréal que la formation donnera un spectacle le 3 juin. D’ici là nous arrive The Slow Rush, le quatrième album du groupe qui se résume essentiellement à Kevin Parker.

Émilie Côté Émilie Côté
La Presse

Avec Currents, sorti en 2015, Parker a atteint les ligues majeures grâce à des collaborations avec Lady Gaga et Kanye West. Or, avec The Slow Rush, on sent – et ce n’est pas juste à cause du titre – qu’il a besoin de revenir à un son électro plus expérimental et moins psychédélique.

IMAGE FOURNIE PAR LA PRODUCTION

The Slow Rush, de Tame Impala

Il n’y a pas d’extrait à la Let It Happen qui prend aux tripes, sauf peut-être Tomorrow’s Dust. Réalisées de main de maître par Parker, les musiques s’agitent avec brio avec des basses disco, des claviers ondoyants et des rythmes amortis par le soleil (Parker est australien), mais aucune mélodie ne parvient vraiment à s’imposer.

>>> Extrait de Lost in Yesterday

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C’est dans les textes qu’on perce le mystère de ces chansons plutôt méditatives. Sur It Might Be Time, Parker chante qu’il n’est plus aussi jeune et cool qu’avant. Il s’est cherché au cours des dernières années et cela s’entend.

Il y a de quoi danser – mais surtout planer – avec The Slow Rush, mais où est le gros buzz auquel nous a habitués Parker ?

★★★

Électro. The Slow Rush, Tame Impala, Modular.