On n’aurait pas cru que Green Day, d’abord remarqué pour son pop-punk d’ado attardé, s’imposerait un jour avec un disque aussi solide qu’American Idiot (2004). Sans aller jusqu’à dire que c’est un accident de parcours, le power trio n’a pas toujours sur transcender ses ambitions par la suite.

Alexandre Vigneault Alexandre Vigneault
La Presse

Father of All Motherfuckers n’a rien d’un album politique. Sauf si on considère que de ne pas en souffler mot est un commentaire en lui-même… 

>>> Extrait de Stab You in the Heart

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Father of All Motherfuckers, de Green Day

Ce très court album — moins de 27 minutes — se veut plus léger et dansant. Les deux premiers morceaux font moins punk que rock garage avec un coup de hanche évoquant The Hives. Il se dégage de ces 10 morceaux une envie de légèreté et d’innocence et un parfum parfois rétro (le rock bluesé Stab You in the Heart). De nostalgie d’adolescence aussi. 

Ça sonne à crever les haut-parleurs, comme toujours chez Green Day, c’est très accrocheur par moments, mais assez générique au bout du compte.

★★★

Rock-punk-pop. Father of All Motherfuckers, Green Day, Reprise.