Manic est un bon album pop. Certaines compositions – Clementine, Forever… (Is a Long Time), Dominic’s Interlude – promettent de faire durer la gloire de la starlette.

Marissa Groguhé Marissa Groguhé
La Presse

La chanteuse du New Jersey a puisé dans ses expériences personnelles (parfois très intimes) pour composer cet opus et les textes lui rendent bien service. Tout comme sa voix, toujours juste.

Cet album est le premier que l’artiste a écrit en tant qu’Ashley Frangipane, sans laisser son alter ego Halsey prendre en charge la création, a-t-elle raconté en entrevues.

Dès la chanson Ashley, titre d’ouverture, elle se dévoile sans artifices. Halsey présente en entrée une jolie pièce proche du son qu’on lui connaît, alors que le reste de l’album ira explorer d’autres genres – parfois de belle façon, parfois de manière plus malhabile.

IMAGE FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Manic

You Should Be Sad et Finally // Beautiful Stranger ont des accents country. Halsey se permet le pop-rock des années 2000 sur 3AM (pensez Avril Lavigne à l’ère The Best Damn Thing). Sur Suga’s Interlude, le rap de la star de la K-pop (du groupe BTS) donne une intéressante saveur à une chanson autrement fade.

Quelques-uns des 16 titres de Manic ont été enduits à répétition d’un glaçage futile, engloutissant ce qui aurait pu être plus savoureux sans l’enrobage pop. Impossible de faire entrer cet album dans une case, ce qui, ultimement, lui porte préjudice. Si l’éclatement reste plus appréciable que le monocorde, Manic souffre d’un certain manque d’harmonie.

Écoutez l’album

★★★½

Pop
Manic
Halsey
Universal Music