Comme son nom l’indique, l’album Good News de Megan Thee Stallion est une bonne nouvelle. Malgré les moments sombres de l’année (la rappeuse a elle-même vécu son lot de drames), l’Américaine nous offre un album tout en positivité, sur une cadence élevée.

Marissa Groguhé Marissa Groguhé
La Presse

La rappeuse de 25 ans originaire de Houston, qui fait énormément parler d’elle depuis quelque temps, sort ici son premier album officiel. Après le succès retentissant de WAP, son duo avec Cardi B paru l’été dernier, la hot girl propose un album qui vient renforcer sa réputation.

Le mini-album Suga, en début d’année, avait fait bonne figure. Avant cela, la mixtape Fever établissait de bonnes bases pour une route vers le sommet. Cette fois, on monte encore d’un cran. D’entrée de jeu, Megan Thee Stallion montre qu’il n’y a aucun sujet qu’elle se privera d’aborder si ça lui chante.

Extrait de Body

0:00
 
0:00
 

La rappeuse a été atteinte par balle plus tôt cette année et accuse le chanteur de R&B canadien Tory Lanez d’être celui qui lui a tiré dessus (il a plaidé non coupable). Sur la pièce de résistance de l’album, Shots Fired, Megan Thee Stallion aborde le sujet de front, sur un échantillon très à-propos, de la pièce Who Shot Ya de The Notorious B.I.G.

Ses productions, très « côte est des États-Unis », sont épurées. Son flow est fluide, mais tranchant lorsqu’il le faut, et toujours mélodique. Megan Thee Stallion rappe avec son habituelle assurance et son indépendance face aux hommes, rend la monnaie de leur pièce à ceux qui la critiquent et prône la confiance en soi. La plupart du temps, son sujet de prédilection, le sexe, est omniprésent, abordé dans les détails et de façon très crue.

Une des meilleurs pièces de l’album, Freaky Girls, avec la superbe SZA, qui chante un refrain des plus accrocheurs, est une bonne porte d’entrée pour qui voudrait apprivoiser le style de paroles que Megan Thee Stallion propose.

IMAGE TIRÉE DE SPOTIFY

Good News, de Megan Thee Stallion

Le remix de la chanson Savage, un de ses succès cette année, prend une toute nouvelle dimension grâce à la présence de Beyoncé. Toujours au chapitre des collaborations, plusieurs rappeurs, dont Young Thug, DaBaby, Big Sean et 2 Chainz, font des apparitions sur l’album. On préfère toutefois lorsqu’elle joint ses forces à celles d’autres femmes, rappeuses ou chanteuse de R&B.

Don’t Rock Me to Sleep, une tentative versant plus dans la chanson pop que dans le rap, est une des faiblesses de l’album. Sans être foncièrement mauvaise, la chanson aux accents synthétiques empruntés aux années 1990, lorsqu’on la compare au reste du disque, n’est pas à la hauteur.

★★★★

Rap. Good News. Megan Thee Stallion. 1501 Certified Ent. LLC.