Il y a quelque chose de très réjouissant dans ce nouveau EP d’Alexandre Désilets, qui semble s’être donné comme mission d’ensoleiller l’automne en cinq chansons au groove irrépressible.

Josée Lapointe Josée Lapointe
La Presse

Du disco, des guitares funk, des lignes de basse de feu, une touche contemporaine d’électro, ce court album aux accents résolument rétro est une parfaite source de défoulement entre deux angoisses pandémiques.

Non pas que l’auteur-compositeur-interprète voie tout en rose : certains de ses textes sont plus amers que doux, comme sur Dernier cri, qui parle du bruit assourdissant que font les réseaux sociaux parfois, ou Passer tout droit, sur la différence et la marginalité.

Mais il y a aussi de l’amour et du désir sur Down de nos high, et des musiques enjouées, toutes composées en collaboration avec le multi-instrumentiste et réalisateur de l’album Jean-François Beaudet, sauf pour Toxico, qui est une collaboration avec Zagata.

Extrait de Down de nos high, d’Alexandre Désilets

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IMAGE FOURNIE PAR LES DISQUES DE LA CORDONNERIE

Down de nos high

Dans ce déferlement de rythmes se déploie comme d’habitude la voix riche et incroyablement haute du chanteur, peut-être moins mise en valeur que d’habitude par les arrangements, mais reconnaissable entre toutes même dans la pop pure. Bref, un petit plaisir, pas coupable du tout, léger et bien pétillant pour combattre la grisaille.

★★★

Pop. Alexandre Désilets. Down de nos high. Les disques de la cordonnerie.