Les dernières années n’ont pas été faciles pour AC/DC. En l’espace de quatre ans, le légendaire groupe de hard rock a perdu son guitariste et cofondateur Malcolm Young (mort après un détour par la démence), son bassiste Cliff Williams (départ à la retraite), son chanteur Brian Johnson (problèmes d’audition), son batteur Phil Rudd (problèmes judiciaires).

Jean-Christophe Laurence
Jean-Christophe Laurence La Presse

On aurait pu croire que le diablotin en costume d’écolier, Angus Young, désormais seul maître à bord, en profiterait pour fermer boutique. Mais c’était sans compter sur la ténacité de la formation australienne, qui existe depuis maintenant 47 ans et dont la moyenne d’âge tourne autour de 70 ans.

Pour son 17e album studio, tout le monde a donc réintégré le navire, sauf Malcolm, bien sûr, même si son fantôme plane sur les 12 morceaux de Power Up. On applaudit cette formidable résilience. Que voilà un bel exemple d’obstination ! Était-ce une bonne chose de remettre le couvert ? Ça, c’est une autre histoire.

AC/DC revient avec sa recette réchauffée, ses riffs éculés, son habituel chant éraillé, et livre une formidable copie carbone des 16 albums précédents… qui ne brillaient pas, eux non plus, par leur capacité au renouvellement. Bref, il faut vraiment avoir AC/DC tatoué sur le cœur pour suivre ces vieux gredins dans leur radotage. Les autres, passez votre chemin. Ces types sont admirables — merci pour les services rendus — mais ils n’ont plus grand-chose à dire…

IMAGE FOURNIE PAR SONY

Pochette du disque Power Up d’AC/CD

★★½

Hard rock. AC/DC. Power Up. Sony.