(Los Angeles) Un juge a rejeté la poursuite intentée par l’un des deux hommes qui ont affirmé que Michael Jackson les avait agressés sexuellement lorsqu’ils étaient mineurs dans le documentaire Leaving Neverland de HBO.

Associated Press

Le juge Mark A. Young, de la Cour supérieure du comté de Los Angeles, a conclu cette semaine que James Safechuck, 42 ans, ne pouvait pas poursuivre les deux entreprises appartenant à Michael Jackson et nommées comme défenderesses dans la poursuite, MJJ Productions et MJJ Ventures.

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James Safechuck

Le juge Young a estimé que le plaignant n’avait pas démontré qu’il avait une relation avec ces entreprises qui aurait obligé celles-ci à le protéger du chanteur.

« Nous sommes satisfaits que le tribunal ait rejeté le cas de M. Safechuck en déclarant qu’il n’avait aucun motif d’intenter une telle action en justice », ont déclaré les avocats de la succession de Michael Jackson, Howard Weitzman et Jonathan Steinsapir, dans un communiqué.

L’avocat de M. Safechuck n’a pas répondu à la demande de l’Associated Press l’invitant à commenter la décision.

C’est la deuxième fois que la plainte de M. Safechuck, déposé en 2013, est rejetée. Un juge l’avait rejetée une première fois en 2017, mais une cour d’appel l’a relancée au début de cette année, après que le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a signé une nouvelle loi pour allonger le délai de prescription dans les cas d’agressions sexuelles envers des enfants.

Une poursuite similaire déposée par l’autre protagoniste de Leaving Neverland, Wade Robson, qui a également été relancée par la cour d’appel, continue de suivre son cours.

La succession de Michael Jackson a nié catégoriquement et à plusieurs reprises que le « roi de la pop » ait agressé l’un ou l’autre des garçons, et poursuit HBO concernant Leaving Neverland.

L’Associated Press ne nomme généralement pas les victimes d’agressions sexuelles. Mais MM. Robson et Safechuck se sont exprimés publiquement à plusieurs reprises et ont approuvé la diffusion de leur nom et de leur visage.