Soft Power, du producteur montréalais Poirier, fait cohabiter plusieurs langues, cultures et styles. Sept collaborateurs participent à la galette éclectique qui aura sans contredit le pouvoir de faire danser cet été.

Marissa Groguhé Marissa Groguhé
La Presse

Poirier, qui a une dizaine d’albums et plus de mini-albums qu’on ne peut en compter à son actif, s’est encore une fois associé à des artistes d’horizons différents pour les rassembler comme dans une tour de Babel. Sur Soft Power, le portugais fait place au créole, puis à l’espagnol, au patois et au wolof.

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On voyage à travers cet opus aux saveurs du monde. La pièce Café Com Leite, l’une des plus belles de l’album, est comme un voyage au Brésil, durant lequel la douce voix de Flavia Coelho nous guide. Pull Up Dat, avec l’Américain d’origine jamaïcaine Red Fox, diamétralement opposée à la précédente, est un plongeon dans le dancehall.

Certaines interventions au fil de l’album ne sont qu’instrumentales (The Junction, Forma). Elles permettent alors au musicien de laisser s’exprimer ses productions électros. La dernière chanson, Coconut Beach, est aussi sans voix, mais résonne de façon plus organique.

IMAGE FOURNIE PAR WONDERWHEEL RECORDINGS

Soft Power

Sur la très belle Nidiaye Sam, Daby Touré intervient en wolof et les subtiles intonations latines que le DJ apporte se marient étonnamment très bien avec les tons distincts d’Afrique de l’Ouest. Poirier y ajoute une discrète touche techno qu’on n’aurait pas crue nécessaire, mais qui elle aussi vient habilement rehausser la pièce.

Malgré quelques surprises intéressantes, l’album Soft Power n’est pas de ceux qu’on fera rejouer en boucle. L’été est toutefois propice à ce que certaines pièces se retrouvent sur de nombreuses listes de lecture pour les après-midi ensoleillés.

★★★

Électro. Soft Power. Poirier. Wonderwheel Recordings.