Lauréate de moult prix prestigieux, Laura Marling — la Joni Mitchell de son époque — vient de lancer son septième album. Au lieu d’en retarder la sortie comme le font nombre de ses pairs, elle l’a devancée pour unir les gens en ces temps de confinement.

Émilie Côté Émilie Côté
La Presse

Song for Our Daughter fait suite à des remises en question, au projet musical LUMP et à une séparation de l’équipe avec laquelle elle travaillait depuis ses débuts.

Une fois de plus, c’est un opus sans faute et de toute beauté. L’émotion est à son comble sur la chanson Only the Strong, qui relate une peine d’amour, mais dont le refrain qui répète « que seuls les gens forts survivent » nous remue d’une tout autre façon pendant la pandémie.

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Laura Marling a écrit Song for Our Daughter pour enseigner à une fille — qu’elle n’aura peut-être jamais — comment affronter la vie. En chantant que le quotidien n’est pas facile à la fois avec force et mélancolie, Laura Marling porte un regard bienveillant sur les moments de notre existence où l’on ne se sent pas à la hauteur.

PHOTO FOURNIE PAR CHRYSALIS/PARTISAN

Song for Our Daughter, de Laura Marling

La chanson Alexandra fait un clin d’œil à Leonard Cohen. Les arrangements de cordes de Bob Moose (Bon Iver, The National) illuminent et adoucissent le folk de l’autrice-compositrice-interprète. La réalisation d’Ethan Johns (Ryan Adams, Ray LaMontagne) donne aux chansons de Laura Marling un son plus mélodieux et fluide que sur les albums précédents. Sa voix et son doigté de guitare brillent.

Rien à redire. Cet album remue nos cordes sensibles un peu plus chaque fois, d’une écoute à l’autre.

★★★★

Folk. Song for Our Daughter. Laura Marling. Chrysalis/Partisan.