Que Jean-Pierre Ferland publie un autre disque à son âge vénérable, c’est déjà quelque chose. Et c’est assez extraordinaire de retrouver dans sa voix, parfois jusque dans sa gorge, l’interprète qui a du chien et conserve toute sa verve.

Publié le 30 mars 2020
Alexandre Vigneault
Alexandre Vigneault La Presse

Ce l’est d’autant plus que Partir au vent souffre d’une direction artistique défaillante… Trop souvent, les arrangements — chœurs mielleux, claviers datés ou guitares clichées — et la réalisation se contentent d’évidences, comme si le disque avait été fait sur le pilote automatique. 

IMAGE FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Partir au vent, de Jean-Pierre Ferland

Ferland, qui a musicalement rué dans les brancards plus d’une fois par le passé, méritait mieux que ça. On aurait aimé sentir mieux le grain de sa voix, sa fragilité même, peut-être plus de dépouillement. Parce que Jean-Pierre, c’est épatant, malgré la voix qui déraille un peu ici et là, offre ici de belles chansons qu’on a entendues par d’autres (Céline Dion et Ginette Reno, par exemple) et surtout quelques fort belles interprétations, en particulier Télégramme à une folle, dédiée à Clémence DesRochers.

> Extrait de Télégramme à une folle

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Partir au vent, malgré sa tiédeur générale, force l’admiration : quel auteur ! quel interprète !

★★★

Chanson. Partir au vent, Jean-Pierre Ferland, Tandem.Mu/Sélect.