Que Jean-Pierre Ferland publie un autre disque à son âge vénérable, c’est déjà quelque chose. Et c’est assez extraordinaire de retrouver dans sa voix, parfois jusque dans sa gorge, l’interprète qui a du chien et conserve toute sa verve.

Alexandre Vigneault Alexandre Vigneault
La Presse

Ce l’est d’autant plus que Partir au vent souffre d’une direction artistique défaillante… Trop souvent, les arrangements — chœurs mielleux, claviers datés ou guitares clichées — et la réalisation se contentent d’évidences, comme si le disque avait été fait sur le pilote automatique. 

IMAGE FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Partir au vent, de Jean-Pierre Ferland

Ferland, qui a musicalement rué dans les brancards plus d’une fois par le passé, méritait mieux que ça. On aurait aimé sentir mieux le grain de sa voix, sa fragilité même, peut-être plus de dépouillement. Parce que Jean-Pierre, c’est épatant, malgré la voix qui déraille un peu ici et là, offre ici de belles chansons qu’on a entendues par d’autres (Céline Dion et Ginette Reno, par exemple) et surtout quelques fort belles interprétations, en particulier Télégramme à une folle, dédiée à Clémence DesRochers.

> Extrait de Télégramme à une folle

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Partir au vent, malgré sa tiédeur générale, force l’admiration : quel auteur ! quel interprète !

★★★

Chanson. Partir au vent, Jean-Pierre Ferland, Tandem.Mu/Sélect.