After Hours est un album concept. Il s’écoute comme une histoire. Ce n’est pas le premier en son genre et certainement pas le dernier. Il se démarque toutefois par une exécution presque impeccable.

Marissa Groguhé Marissa Groguhé
La Presse

Depuis des semaines, The Weeknd dévoile des vidéoclips, dont un court métrage pour accompagner la pièce-titre, nous plongeant tous dans un univers sinistre. 

C’est une histoire sombre qu’Abel Tesfaye nous raconte avec After Hours. Elle commence par un homme anéanti, se poursuit avec un cœur brisé, se conclut par un corps à bout de force, qui se vide de son sang, achevé par la peine qu’il décrit tout au long de l’album. 

Extrait de In Your Eyes

0:00
 
0:00
 

Le premier album long en quatre ans du chanteur torontois conserve la touche rétro qu’il avait introduite avec Starboy, sorti en 2016. The Weeknd évoque la nostalgie tout en insufflant à ses chansons la modernité et l’originalité nécessaires pour éviter que le résultat ne paraisse démodé. Blinding Lights et In Your Eyes en sont de très bons exemples, synthétiseurs des années 80 et petit solo de saxophone à l’appui.

PHOTO FOURNIE PAR XO

After Hours, de The Weeknd

Les premiers titres sont sans reproche, la voix de fausset se pose sur des tempos R&B très bien construits. Sur cette première partie, The Weeknd ne veut pas nous faire danser, comme il l’a fait par le passé. Ces titres sont faits pour décanter, après les réjouissances. Ici, After Hours porte bien son nom. 

La deuxième moitié de l’opus installe un tempo accéléré, avant de se conclure sur la même note sinistre du début, grâce à la superbe chanson-titre et à la conclusion, Until I Bleed Out. La boucle est bouclée.

★★★★

After Hours. The Weeknd. XO.