Accompagné par les quelque 60 musiciens de l’Orchestre symphonique de Québec, Patrice Michaud se produisait à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, jeudi soir, devant près de 2500 personnes. « Ma plus grande salle à vie. » Nous l’avons suivi des répétitions jusqu’au spectacle. Compte rendu d’une journée grandiose.

Émilie Côté Émilie Côté
La Presse

  • Sur son trente-six
Il est 14 h 30. Devant une immense salle vide, Patrice Michaud et la soixantaine de musiciens de l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ) s’apprêtent à répéter pendant près de trois heures. Les deux premières représentations du spectacle intitulé Un Michaud sur son 36, en mode symphonique ont eu lieu au Grand Théâtre de Québec il y a deux semaines.
Les voici à Montréal, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, pour le troisième et dernier spectacle.

    PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

    Sur son trente-six
    Il est 14 h 30. Devant une immense salle vide, Patrice Michaud et la soixantaine de musiciens de l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ) s’apprêtent à répéter pendant près de trois heures. Les deux premières représentations du spectacle intitulé Un Michaud sur son 36, en mode symphonique ont eu lieu au Grand Théâtre de Québec il y a deux semaines.
    Les voici à Montréal, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, pour le troisième et dernier spectacle.

  • Antoine Gratton et David Martin
Pour détendre l’atmosphère, Antoine Gratton – qui cosigne les arrangements avec Gabriel Desjardins – pianote les airs du vieux tube Nuit magique. Il prend ensuite place plus sérieusement pour la chanson d’ouverture, L’anse blanche.
« Sur scène, Antoine est mon aidant naturel. Il me ramène là où nous sommes dans la chanson, dit Patrice Michaud. David Martin est aussi un chef d’orchestre extraordinaire. Rarement je me laisse autant porter dans un spectacle et c’est grâce à eux. Ce n’est pas moi qui lead… »

    PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

    Antoine Gratton et David Martin
    Pour détendre l’atmosphère, Antoine Gratton – qui cosigne les arrangements avec Gabriel Desjardins – pianote les airs du vieux tube Nuit magique. Il prend ensuite place plus sérieusement pour la chanson d’ouverture, L’anse blanche.
    « Sur scène, Antoine est mon aidant naturel. Il me ramène là où nous sommes dans la chanson, dit Patrice Michaud. David Martin est aussi un chef d’orchestre extraordinaire. Rarement je me laisse autant porter dans un spectacle et c’est grâce à eux. Ce n’est pas moi qui lead… »

  • Martin Léon à la direction artistique
Alors que Patrice Michaud en est au premier refrain de L’anse blanche, Martin Léon sort des coulisses pour avoir une vue d’ensemble. Il s’assoit sur un tabouret. « Martin, tu ne resteras pas là tout le long ? », lui lance à la blague Patrice Michaud.
Martin Léon voyait le spectacle – dont il signe la direction artistique – pour la première fois jeudi soir. Lors des représentations à Québec, il y a deux semaines, il était en Europe à la Berlinale pour accompagner le réalisateur Philippe Falardeau, dont il a signé la musique du film My Salinger Year.
« Quand Patrice Michaud m’a appelé au tout début, c’était pour l’accompagner à chaque étape du spectacle », explique Martin Léon. Son rôle ? Une sorte de parrain.

    PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

    Martin Léon à la direction artistique
    Alors que Patrice Michaud en est au premier refrain de L’anse blanche, Martin Léon sort des coulisses pour avoir une vue d’ensemble. Il s’assoit sur un tabouret. « Martin, tu ne resteras pas là tout le long ? », lui lance à la blague Patrice Michaud.
    Martin Léon voyait le spectacle – dont il signe la direction artistique – pour la première fois jeudi soir. Lors des représentations à Québec, il y a deux semaines, il était en Europe à la Berlinale pour accompagner le réalisateur Philippe Falardeau, dont il a signé la musique du film My Salinger Year.
    « Quand Patrice Michaud m’a appelé au tout début, c’était pour l’accompagner à chaque étape du spectacle », explique Martin Léon. Son rôle ? Une sorte de parrain.

  • Un projet fou
C’est après avoir vu le spectacle symphonique de Pierre Lapointe l’été dernier aux Francos que Patrice Michaud s’est laissé convaincre de faire pareil. « Son show m’a fait aller de l’avant. »
Mais quand son imprésario, Catherine Simard, lui a ensuite parlé de se produire à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, qui compte près de 3000 places, il a dit non, lance-t-il.
Patrice Michaud a finalement accepté de faire le grand saut symphonique. « Je ne veux rien quantifier, mais je suis conscient que c’est un grand cadeau. »

    PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

    Un projet fou
    C’est après avoir vu le spectacle symphonique de Pierre Lapointe l’été dernier aux Francos que Patrice Michaud s’est laissé convaincre de faire pareil. « Son show m’a fait aller de l’avant. »
    Mais quand son imprésario, Catherine Simard, lui a ensuite parlé de se produire à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, qui compte près de 3000 places, il a dit non, lance-t-il.
    Patrice Michaud a finalement accepté de faire le grand saut symphonique. « Je ne veux rien quantifier, mais je suis conscient que c’est un grand cadeau. »

  • Une histoire d’amour avec le public
Patrice Michaud en a vécu, des émotions fortes avec le public, au cours de la dernière année. Il a été passeur au Festival en chanson de Petite-Vallée. Le chœur de 130 enfants du spectacle La petite école de la chanson lui a ensuite fait une surprise à l’émission spéciale du jour de l’An d’En direct de l’univers.
 « J’ai animé à la radio, ajoute-t-il. J’ai eu plein de belles affaires que j’ai pu faire dans le bonheur à un rythme décent. » Le public aime Patrice Michaud. Les artisans de la scène musicale aussi.
Un mot pour le décrire ? « Gentleman », dit Antoine Gratton.
« Un gars vrai », renchérit Martin Léon.

    PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

    Une histoire d’amour avec le public
    Patrice Michaud en a vécu, des émotions fortes avec le public, au cours de la dernière année. Il a été passeur au Festival en chanson de Petite-Vallée. Le chœur de 130 enfants du spectacle La petite école de la chanson lui a ensuite fait une surprise à l’émission spéciale du jour de l’An d’En direct de l’univers.
 « J’ai animé à la radio, ajoute-t-il. J’ai eu plein de belles affaires que j’ai pu faire dans le bonheur à un rythme décent. » Le public aime Patrice Michaud. Les artisans de la scène musicale aussi.
    Un mot pour le décrire ? « Gentleman », dit Antoine Gratton.
    « Un gars vrai », renchérit Martin Léon.

  • Dans sa loge
Avant de monter sur scène, Patrice Michaud n’a pas de rituel, sauf de faire les cent pas « en mode cérébral ». Jeudi soir, il était plus fébrile qu’à l’habitude. « J’ai l’air cool, mais je suis quand même stressé, car c’est ma plus grande salle à vie. C’est impressionnant et un peu surréel. »
À l’exception d’un spectacle à Joliette avec des jeunes, Patrice Michaud faisait son dernier grand tour de piste sur scène avant une période de répit entremêlée de la création de son quatrième album. « J’ai déjà beaucoup écrit, précise-t-il. Mais il y a le bout plus difficile d’en faire des tounes. »

    PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

    Dans sa loge
    Avant de monter sur scène, Patrice Michaud n’a pas de rituel, sauf de faire les cent pas « en mode cérébral ». Jeudi soir, il était plus fébrile qu’à l’habitude. « J’ai l’air cool, mais je suis quand même stressé, car c’est ma plus grande salle à vie. C’est impressionnant et un peu surréel. »
    À l’exception d’un spectacle à Joliette avec des jeunes, Patrice Michaud faisait son dernier grand tour de piste sur scène avant une période de répit entremêlée de la création de son quatrième album. « J’ai déjà beaucoup écrit, précise-t-il. Mais il y a le bout plus difficile d’en faire des tounes. »

  • Place au spectacle
À 19 h 30, les gens ont commencé à prendre place dans la salle Wilfrid-Pelletier. Trente minutes plus tard, ils applaudissaient (déjà !) quand les lumières se sont tamisées…
« Wow ! », avons-nous entendu au lever du rideau. Le nombre de fois où la foule a eu la chair de poule est incalculable. Pendant Le feu de chaque jour, magnifiée par la puissance virevoltante des cordes de l’orchestre. Sous le souffle big band des Hommes ordinaires. Sur la fougue Motown de Julie revient. Julie s’en va. La saison des pluies ? Beau à pleurer.
Patrice Michaud a un sens de l’humour aiguisé. « L’Orchestre symphonique de mon band », a-t-il blagué.
Et il sait être touchant tout en retenue quand il le faut.
Chapeau à la mise en scène signée Elkahna Talbi.

    PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

    Place au spectacle
    À 19 h 30, les gens ont commencé à prendre place dans la salle Wilfrid-Pelletier. Trente minutes plus tard, ils applaudissaient (déjà !) quand les lumières se sont tamisées…
    « Wow ! », avons-nous entendu au lever du rideau. Le nombre de fois où la foule a eu la chair de poule est incalculable. Pendant Le feu de chaque jour, magnifiée par la puissance virevoltante des cordes de l’orchestre. Sous le souffle big band des Hommes ordinaires. Sur la fougue Motown de Julie revient. Julie s’en va. La saison des pluies ? Beau à pleurer.
    Patrice Michaud a un sens de l’humour aiguisé. « L’Orchestre symphonique de mon band », a-t-il blagué.
    Et il sait être touchant tout en retenue quand il le faut.
    Chapeau à la mise en scène signée Elkahna Talbi.

  • La musique de film
« Mon premier rapport à la musique classique est la musique de film », a expliqué Patrice Michaud. Indiana Jones, Back to the Future, The Goonies, a-t-il énuméré. Il a fait une « demande spéciale » après l’entracte quand le rideau s’est levé au son de la mythique musique originale du générique de la saga Star Wars. Puis le spectacle s’est poursuivi jusqu’à une finale grandiose avec Kamikaze, suivie d’une ovation au rappel.
« Et si on visait le nivellement par le beau ? », a lancé Patrice Michaud à un moment du spectacle.
Que dire de plus ?

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    La musique de film
    « Mon premier rapport à la musique classique est la musique de film », a expliqué Patrice Michaud. Indiana Jones, Back to the Future, The Goonies, a-t-il énuméré. Il a fait une « demande spéciale » après l’entracte quand le rideau s’est levé au son de la mythique musique originale du générique de la saga Star Wars. Puis le spectacle s’est poursuivi jusqu’à une finale grandiose avec Kamikaze, suivie d’une ovation au rappel.
    « Et si on visait le nivellement par le beau ? », a lancé Patrice Michaud à un moment du spectacle.
    Que dire de plus ?

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