Il dit qu’il ne connaît rien à l’astronomie. Avec son plus récent disque, Dany Placard montre pourtant qu’il sait piloter à vue dans des espaces sans limites, frôler des nébuleuses colorées et traverser avec panache des nuages de poussière d’étoiles.

Alexandre Vigneault Alexandre Vigneault
La Presse

Le voyage commence avec une guitare grattée qui évoque Run Like Hell de Pink Floyd. Dès lors, le plan de vol est clair : on sent que, même s’il ne reniera pas son côté folk (Pulperie), Dany Placard a une folle envie de planer.

Son rock n’a jamais volé avec autant de puissance et de grâce psychédélique : c’est enlevant, réalisé de manière élégante et le dosage entre les guitares qui pèsent et les claviers qui décollent est d’une justesse inouïe.

Extrait de There was a friend (part 1)

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PHOTO TIRÉE D’INTERNET

J’connais rien à l’astronomie

Il est étonnant, et même un peu décevant, qu’il cale sur ces musiques-là des textes parfois bassement terre à terre – Tu me manques marque ce décalage de manière assez spectaculaire (« Hier soir j’ai vomi dans l’bain », balance-t-il dès les premières mesures).

Ce décalage dérange, mais n’efface en rien la grandeur d’un disque qui sonne comme une tonne de briques. Avec J’connais rien à l’astronomie, Dany Placard est en orbite. Et on le suit.

★★★★

Rock. J’connais rien à l’astronomie, Dany Placard, Simone Records.