Le groupe californien Duster est de retour, 19 ans après avoir mis au rancart les guitares et amplis.

Philippe Beauchemin Philippe Beauchemin
La Presse

Mise en contexte obligée : le trio formé de Clay Parton, de Canaan Dove Amber et de Jason Albertini a sorti, au milieu des années 90, deux albums et un maxi qui n’ont pas trouvé place dans le cœur du public. Persuadés que leur rêve était mort, ils ont mis un terme à l’aventure Duster en 2001.

IMAGE FOURNIE PAR MUDDGUTS RECORDS

Pochette de l’album homonyme de Duster

C’était sans compter sur l’influence des groupes de la scène américaine actuelle — Girlpool et Snail Mail — qui ont souligné l’importance de Duster dans leur cheminement. Le mythe était ainsi créé, et son retour, réclamé.

C’est chose faite avec la sortie d’un album enregistré live dans le garage de Parton. On y retrouve un Duster fidèle à ses origines, les 12 pièces pigeant dans le rock expérimental, le slowcore et le lo-fi électrique. Les sédatives Hoya Paranoia, Damaged et Chocolate and Mint font particulièrement effet — merci aux superpositions de sonorités tranquillisantes — grâce à des guitares lancinantes.

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Si on lui préfère la compilation Capsule Losing Contact, sortie en mars dernier, ce Duster nouveau porte à croire que ce retour ne sera pas sans suite.

★★★½

Rock alternatif, slowcore, Duster, Duster, Muddguts Records.