On se demandait justement, le mois dernier, ce qu’il advenait de la carrière de chanteur de David Giguère, aussi comédien.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Ses deux premiers albums, les très bons Hisser haut (2012) et Casablanca (2014), ne pouvaient rester sans suite. Questionnements abrégés avec la parution récente de Constance, où le jeune trentenaire pousse plus avant ses sonorités électro-pop et sa plume évocatrice.

PHOTO FOURNIE PAR MO’FAT/BEAUCOUP MUSIC

Constance, de David Giguère

On comprend que la gestation fut longue et périlleuse, calquée sur une quête personnelle, quête de bonheur à jamais inachevée. « La solitude est un camp de vacances où j’ai envie de mettre le feu » (Beauty in Revolt).

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Il y a, au fil des 13 titres, assez de bonnes idées pour le double de chansons, ce qui engendre parfois un effet de saturation. Mot « constance » plaqué en leitmotiv dans chaque pièce, extrait d’une rubrique astrologique en guise d’interlude, arrangements de cordes qui rivalisent avec la boîte à rythmes et les synthés, échantillonnage, voix d’accompagnement : les mille morceaux du casse-tête s’imbriquent plutôt bien.

Le piège serait de trop intellectualiser l’écoute et, du même coup, de ne pas absorber la charge émotive des chansons.

★★★

Folk-pop, Constance, David Giguère, Mo’fat/Beaucoup Music