Il est très loin, le temps où Harry Styles montait sur la scène de l’émission The X Factor dans un cardigan gris un peu trop large pour interpréter Isn’t She Lovely, de Stevie Wonder, juste avant d’être catapulté au sein du boy band One Direction.

Marissa Groguhé Marissa Groguhé
La Presse

Avec son premier projet solo, sorti en 2017, il avait prouvé qu’il avait beaucoup à offrir, même (surtout) sans ses ex-complices. Son deuxième projet le voit franchir un autre cap.

Le chanteur se permet une exploration moins contenue. Les influences des grands artistes (des années 70, surtout) qui l’inspirent se manifestent toujours, mais Harry Styles s’affirme dans toute sa splendeur. Fine Line témoigne d’une confiance décuplée. Dans ses textes, le chanteur va dans l’introspection, se laisse aller à l’autocritique, raconte des histoires.

PHOTO FOURNIE PAR COLUMBIA RECORDS

Fine Line, d’Harry Styles

L’album est divisé en quatre « faces ». Sur la première se trouvent les chansons les plus rythmées, soit la superbe Golden, mise en bouche parfaite, et la funky Adore You. La face B recèle la plupart des meilleurs morceaux de l’album : Cherry fait vibrer les influences de Fleetwood Mac ; la très jolie ballade Falling permet une superbe performance vocale ; She (notre favorite), sexy et psychédélique (cette guitare !), amène la voix du Britannique dans un registre qu’on ne lui connaissait pas. Treat People with Kindness, sur la troisième face, est la seule chanson qui déçoit. Ce n’est que partie remise, car la suivante, Fine Line, seule pièce sur la face D, est une finale phénoménale.

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Les intonations à la Bon Iver et l’envolée instrumentale sont les ultimes preuves d’un dépassement artistique qui fait de Fine Line un album franchement solide.

★★★★

Pop-rock, Fine Line, Harry Styles, Sony Music