Entre le micro de la formation Styx, qu’il tient depuis 20 ans, et son projet solo, Lawrence Gowan n’a pas le temps de chômer. L’auteur-compositeur-interprète, qui cultive depuis 35 ans sa relation avec ses fans québécois, renoue ces jours-ci avec eux lors d’une tournée d’une douzaine de dates où il fait la part belle à ses albums Strange Animal et Great Dirty World. Entretien.

Geneviève Bouchard
Le Soleil

Ça vous fait quoi de voir que vos fans québécois sont toujours attachés à vos chansons après plus de trois décennies ?

Je sais que pour beaucoup de Québécois, les morceaux de Gowan sont associés à leur jeunesse. C’est bien de voir qu’on les chante encore. C’est stupéfiant de voir que des morceaux peuvent durer si longtemps. Quand on grandissait avec cette musique, on acceptait l’idée que ce serait temporaire parce que c’était de la pop ou du rock. On se disait que ce serait éphémère. Mais nous voilà bien avancés dans les années 2000 et le rock est sans contredit la grande signature musicale de la deuxième moitié du XXe siècle. Les gens le prennent au sérieux maintenant. Dans les spectacles de Styx, on voit parfois que la moitié du public a moins de 35 ans. Ces gens-là n’étaient même pas nés quand les plus importants albums de Styx sont sortis. Je vois la même chose dans mes spectacles [solos]. C’est stupéfiant. L’internet a vraiment facilité l’accès à des décennies de chansons.

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