Si Soldat Louis, les Vulgaires machins et 2Frères avaient eu un enfant, ils l’auraient sans doute appelé Bodh’aktan. Sur un quatrième album en français, la bande des sept continue de louvoyer entre rock celtique, punk-pop excessif et trad keb.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Le collectif n’a pas perdu son pied marin sur De temps et de vents : il chante toujours l’appel du large et son amour de la flotte, avec ses tourments (L’orage) et ses personnages colorés (Capitaine Deux-cennes).

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Les musiciens voguent avec adresse entre pièces instrumentales — l’entraînante Set béquate divise les 12 titres —, productions tapageuses (L’amer) et chants de marins fédérateurs (Tant qu’il restera du rhum, Le dernier bateau). Les guitares électriques, la basse et la batterie côtoient ici le violon, la cornemuse, l’accordéon et le bouzouki dans une étonnante symbiose.

IMAGE FOURNIE PAR GO-MUSIQUE

De temps et de vents, de Bodh’aktan

On préférerait en outre des chants un peu moins propres et des textes plus travaillés, plus profonds. Il reste que c’est en concert que Bodh’aktan atteint sa vitesse de croisière, et ce nouvel opus offrira moult occasions de taper des pieds et de cogner les pintes.

★★★

Rock-trad. De temps et de vents. Bodh’aktan. Go-Musique.