Et si la mort, les voyages intérieurs et la recherche de vie extraterrestre étaient, au fond, tous de la même nature ? Et si, lors du passage dans l’au-delà, la conscience humaine s’engouffrait dans des souffrances éternelles ? Voilà des questions désagréables auxquelles s’attaque Blood Incantation sur sa nouvelle plaquette.

Philippe Beauchemin Philippe Beauchemin
La Presse

Mené par le chanteur et guitariste Paul Riedl, le groupe de death metal américain offre, avec son deuxième album, un voyage au cœur du trépas. À l’écoute, notre cortex est étourdi par les guitares acerbes et rapides (pensez à Slayer), la voix gutturale de Riedl, la superposition de couches sonores à saveur death metal old-school et death metal technique et, surtout, le jeu de percussions sans failles d’Isaac Faulk.

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Ces quatre pièces ont été concoctées dans le studio de Pete deBoer — réputés World Famous Studios, de Denver —, qui a su tirer le meilleur du quatuor. Tiens, le chiffre 4 qui s’affirme… Cela n’est certainement pas fortuit, ce nombre désignant en numérologie la construction méthodique d’éléments concrets et précis, tout en renvoyant aux thèmes intemporels de la mort et du chaos.

IMAGE FOURNIE PAR DARK DESCENT RECORDS

Hidden History of the Human Race, de Blood Incantation

Il faudra refaire notre top 10 des albums de 2019 et y inclure très haut ce météore musical qui vient de percuter nos tympans.

★★★★

Métal. Hidden History of the Human Race. Blood Incantation. Dark Descent Records.