Purs trippeux de son, Thomas B. Martin et Antoine Bordeleau ont transformé en studio la plus grande chambre d’un appartement montréalais pour ainsi étancher leur soif de jazz groove (sur tempos lents ou moyens), funk instrumental, hip-hop abstrait, quiet storm, blaxploitation, city pop japonaise, L.A. beat scene et plus encore.

Alain Brunet Alain Brunet
La Presse

Au programme de Boskorgï, proéminence des basses (électriques ou synthétiques), surimpressions de divers claviers, sons traités numériquement, motifs et solos de guitares électriques, riches sédiments électroniques, mélodies vocales, rap, le tout mixé avec goût et sensualité.

Ça le fait ! On comprendra pourquoi Hubert Lenoir (chant et rap méconnaissables… rien pour se plaindre), Ariane Moffatt (chant), Jei Bandit (rap) Léonie Gray (chant), Alexis Dionne (orgue), Guillaume Chiassion (guitare) et Scott Munro (basse et narration) ont collaboré à ces 13 pistes offertes sur Jazz Pranksters (blagueurs jazzy ? vraiment ?), premier album de Boskorgï lancé cette semaine – qui fait suite à Saké’d, EP sorti il y a deux ans.

IMAGE FOURNIE PAR SAINTE CÉCILE

Jazz Pranktsters

On ne se fera certes pas prier pour souscrire au slogan suggéré : « tranquille, mais jamais plate et avec un sourire en coin ».

★★★½

Groove/hip-hop instrumental/city pop/L.A. beat scene. Jazz Pranktsters. Boskorgï. Sainte-Cécile.

Écoutez des chansons de l’album sur Bandcamp : https://boskorgi.bandcamp.com/