Il avait pourtant promis, l’été dernier, qu’Un dernier shooter serait son chant du cygne. Tant mieux pour ses fans – légion en région – et peu importe pour les autres, Sir Pathétik a dépoussiéré de vieux cahiers de textes pour en extraire Inédit, dont la pochette illustre (très subtilement) un proverbial « enculage de mouches ».

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Il faut conclure que ces 20 « inédits » n’ont pas su figurer parmi la quinzaine d’albums du rappeur trifluvien. Avec des (mé) faits d’armes comme Bad Girl, Pour mon pays ou Cédrika, ces retailles n’annonçaient rien de bon. Qu’à cela ne tienne, nous avons tenté de régler notre aiguille à « bonne foi », avec en tête ces quelque 175 000 albums vendus en 20 ans de carrière.

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Même en faisant fi de la misogynie de Fais donc ta cochonne, le constat est affligeant. Qu’il s’agisse de mépriser – ironiquement ? – les « rappeurs de sous-sol » dans Tata, de distribuer les « complimardes » aux « cocottes » de sa vie – et de son lit – ou de prêcher l’ouverture sur fond de phobie des différences (J’m’en crisse), tout est grossier, empesé : les mots, les rimes, les beats, le flow

Nul doute, la démarche est « authentique », sans filtre et magnétique pour certains, mais le « hip-hop » d’aujourd’hui mérite et engendre tellement mieux.

★½

Hip-hop. Inédit. Sir Pathétik. Production Pathétik.

IMAGE FOURNIE PAR PRODUCTION PATHÉTIK

Inédit, de Sir Pathétik. Production Pathétik.