Pour rêveurs, méditants, planeurs de l’inconscient, Paradis Artificiel se veut « la bande sonore d’un autre espace-temps », « une proposition brute de fragilité existentielle », une « perception alternative de la vulnérabilité et du sacré ».

Alain Brunet Alain Brunet
La Presse

Le trio (qui porte le nom de cet opus) s’est constitué en 2016. Force est d’applaudir le chemin parcouru par Odile Myrtil, Victor Bongiovanni et Ourielle Auvé – mieux connue sous le pseudo Ouri. Jeunes artistes très talentueux et très actifs au sein des communautés montréalaises de l’électro, de la soul, du trip-hop et plus encore, ils proposent ici neuf pièces distinctes de leurs autres champs d’expression, assurément l’un de leurs projets les plus aboutis.

En symbiose avec les voix éthérées prévues au plan de vol, les guitares et la basse sont assorties de superbes effets de saturation, flanger et autres subtils prolongements électros, riches échos harmoniques en surimpression, relents post-punk et trip-hop en prime. Ami de la famille, le doué producteur CRi a travaillé au mixage et voilà l’un des meilleurs albums du genre conçus à Montréal, toutes époques confondues.

★★★★

Ambient, ethereal wave, trip-hop, postpunk. Paradis artificiel. Paradis artificiel. Autoproduction.

Écoutez l’album : https://paradis-artificiel.bandcamp.com/releases