Guillaume Arsenault, prolifique raconteur de Bonaventure, signe un sixième disque avec le joliment titré La partie de moi qui tremble.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Si la facture folk reste forte, des claviers et des collages sonores reviennent dynamiser une proposition qui commençait à faire du surplace. La promotion de l’arrangeur Mathieu Pelletier-Gagnon — qui travaille notamment avec sa sœur, une certaine Klô Pelgag — au rang de réalisateur a visiblement permis un salvateur pas de recul. Le multi-instrumentiste Arsenault (guitare, lapsteel, banjo et piano) a pu se concentrer sur ce qu’il fait de mieux : écrire des chansons, fragments de mémoire fragile, bribes de poésie incandescente.

Sur Il a replu, où des percussions imitent le battement des gouttes d’eau, s’inventent « des bateaux qui butinent, des conteneurs de beauté, des outils sans routine, qui redressent les clous rouillés ». La langue embrasse parfois les mots déclamés de Martin Léon, parfois les métaphores extravagantes de Tire le coyote.

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Si seules les cordes agissent sur Les feux du printemps, un chœur amène Fragments à son dernier souffle : deux magnifiques pièces qui scellent un album réussi, mais qui manque un peu de mordant.

IMAGE FOURNIE PAR L’ARTISTE

La partie de moi qui tremble, de Guillaume Arsenault

 ★ ★ ★½

Folk. La partie de moi qui tremble. Guillaume Arsenault. Indépendant.