Les écoutes sont encore fraîches, mais ce quatrième album d’Angel Olsen, égérie du folk-rock indé, se définira probablement comme son meilleur. Et avec pour faits d’armes les indémodables Burn Your Fire for No Witness (2014) et My Woman (2016), ce n’est pas peu écrire.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Certains attributs s’expliquent : les splendeurs orchestrales de What It Is ou d’Impasse, impulsées par quatorze musiciens dévolus à Jherek Bischoff, les arrangements de cordes augustes de Ben Babbitt, l’économie de mots qui canalise les débordements amoureux, la voix d’Olsen, fragile vis-à-vis de la vulnérabilité (Tonight), forte face à la fatalité (Lark).

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D’autres vertus se ressentent : le charme baroque suranné, l’aura anxiogène des synthés, les brèches de lumière et, à la toute fin, l’indicible effet de Chance, bouleversante ballade au cœur des années 50.

Réalisé par John Congleton, complice de longue date de St. Vincent, All Mirrors a déjà réservé sa place dans les palmarès de fin d’année.

IMAGE FOURNIE PAR JAGJAGUWAR.

All Mirrors, d'Angel Olsen

★★★★½

Folk-rock orchestral. All Mirrors. Angel Olsen. Jagjaguwar.