Le sixième album studio de la Californienne Chelsea Wolfe est à la hauteur de ses 35 ans.

Alain Brunet Alain Brunet
La Presse

Lutheries électronique, acoustique et électrique sont au service de mélodies subtiles, spectrales, évanescentes, toujours viscérales.

Les effets de saturation sont plus ténus que ce qu’on pouvait observer dans ses propositions antérieures ; elles s’avèrent également plus matures, s’amalgament parfaitement aux référents folk et ambient mis de l’avant ici.

> Écoutez des extraits sur BandCamp : https://chelseawolfe.bandcamp.com/album/birth-of-violence

La violence se trouve ainsi larvée dans une douceur apparente, la noirceur se trouve tout au fond des eaux calmes dont il faut bien sûr se méfier, elle s’inscrit dans le sous-texte de la proposition sonore… et dans le texte  !

IMAGE FOURNIE PAR SARGENT HOUSE

Birth of Violence, de Chelsea Wolfe

Sans se renier, Chelsea Wolfe arrive ici à faire évoluer son art exceptionnel, traversé par des mélodies et arrangements magnifiques.

Depuis 2010, cette prêtresse de la nuit a officié à des cérémonies très spéciales, sa liturgie adopte de nouveaux contours… et notre foi est ravivée.

★★★★

Néofolk, ambient. Birth of Violence. Chelsea Wolfe. Sargent House.