Le band britannique Metronomy se meut doucement depuis ses débuts, il y a 20 ans. Trio, quatuor puis quintette. Angleterre, France puis retour en Angleterre. New wave, ballades folkisantes, rock psychédélique. Mais toujours ce son électro-pop singulier pétri d’humour, de spleen et d’insécurité.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Par rapport à ses prédécesseurs, Love Letters et Summer 08, ce Metronomy Forever contient quelques doses supplémentaires de sucre et de vitamine D, une recette qui a fait ses preuves sur le lo-fi Nights Out (2008) et sur l’acclamé The English Riviera (2011) – la pièce The Bay a d’ailleurs retouché terre en France grâce à Clara Luciani.

Joseph Mount, pivot et tête pensante du projet, avait visiblement le cœur en montagnes russes en concoctant ces 17 nouvelles pièces.

D’un hommage disco-kitsch à une fille au parfum de glaces bretonnes (Salted Caramel Ice Cream) à un délire house instrumental aux lourdes basses (Lying House), en passant par la — peu agréable — plaisanterie Sex Emoji, Metronomy tire dans tous les sens en direction de ses inflexions passées.

Voici un album en forme de rétrospective, sans fil conducteur, mais où le courant vient à passer à force d’écoutes.

★★★
Électro-pop. Metronomy Forever. Metronomy. Because Music.