L’immense désert africain et ses zones limitrophes comptent plusieurs artistes et groupes, on pense à Malam Mamane Barka, Ialla Badi, Tamikrest, Terakaft, Etran Finatawa, Mariem Hassan, Hasna El-Becharia, Bombino, on en passe. Tinariwen fut néanmoins la première formation touarègue à connaître la notoriété hors de l’Afrique et demeure un incontournable. En voici une autre preuve éclatante.

Alain Brunet Alain Brunet
La Presse

À l’automne 2018, l’enregistrement de ce neuvième album fut mis en branle dans le Sahara mauritanien avec la participation de la chanteuse Noura Mint Seymali et de son guitariste de mari, Jeiche Ould Chigaly. Les prises de son ont été effectuées dans d’authentiques bivouacs caravaniers. Difficile d’imaginer des lieux plus propices à l’inspiration !

En renfort occidental, on observe la contribution du brillantissime multi-instrumentiste Warren Ellis (bras droit de Nick Cave), du songwriter Cass McCombs, du guitariste Micah Nelson (mandoline et charango dans le cas qui nous occupe), sideman de Neil Young et fils légitime du mythique Willie Nelson, sans compter Rodolphe Burger et Stephen O’Malley de Sunn O))) !

IMAGE FOURNIE PAR ANTI_

Amdjar, de Tinariwen

Sans dénaturer le blues saharien de Tinariwen, les compléments instrumentaux et les arrangements de type drone/ambient n’y sont pas piqués des vers et mènent la caravane vers d’autres dunes et reliefs fantastiques.

★★★★

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