Après une résidence de trois semaines au Capitole de Québec, La voix expérience s’installe dès demain au St-Denis pour cinq soirs d’affilée. Une occasion, dit le concepteur du spectacle et réalisateur de l’émission Jean-François Blais, de mettre un point final à l’aventure pour une douzaine de concurrents de la septième saison de La voix.

Josée Lapointe Josée Lapointe
La Presse

« Ce qui est agréable, c’est vraiment de voir l’aboutissement de cette “académie de La voix”, raconte Jean-François Blais. On sent qu’ils ont travaillé, qu’ils se sont améliorés par rapport à leur première audition il y a un an. C’est très émouvant. »

Contrairement aux années précédentes, où les spectacles présentés seulement quelques fois dans des amphithéâtres étaient composés d’une série de numéros, La voix expérience est plus conceptuel. On fait participer le public à de vraies auditions à l’aveugle (personne n’est obligé de chanter), on montre les coulisses, et le déroulement comme tel suit la même courbe que l’émission – les auditions, les duels et les grands numéros de variétés.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

Jean-François Blais, concepteur du spectacle et réalisateur de l’émission La voix

C’est le défi qu’on m’a donné, de ne pas faire seulement un enchaînement de chansons. Tout ça est vraiment un clin d’œil. C’est de l’enrobage qui crée un fil d’Ariane, mais ça ne prend pas toute la place.

Jean-François Blais, concepteur du spectacle et réalisateur de l’émission

Ce concept original qui mise sur l’interaction, l’accès aux coulisses et le long terme dans le cadre d’une résidence a d’ailleurs suscité de l’intérêt à l’étranger, raconte le réalisateur, qui a rencontré ses homologues des autres pays qui présentent La voix en congrès, à Amsterdam, en juin. « À la fin de la journée, on a échangé autour d’un repas. Quand j’ai raconté ce qu’on faisait, il y a des yeux qui se sont ouverts un peu plus grand, et ça posait beaucoup de questions. »

Boucler la boucle

Jean-François Blais, qui est entre autres derrière le spectacle de la fête nationale depuis cinq ans sur les plaines d’Abraham à Québec, ne regrette pas de s’être embarqué dans un concept de spectacle demandant un plus grand défi technique.

« C’était ma première année à La voix l’an dernier. Pour moi aussi, c’était important de boucler la boucle, que l’aventure ne se termine pas avec un show de télé mais avec un spectacle, avec les concurrents. C’était important car malgré eux, ils m’ont appris à faire La voix aussi. »

Tous les numéros musicaux ont été repensés et remixés pour le spectacle, souligne le réalisateur, qui est très content du résultat. « La question, par-dessus tout, c’est est-ce qu’on a du fun et est-ce que le show est bon ? À Québec, le public a passé la majorité du spectacle debout. Si tous les ingrédients sont là, on n’a pas de regrets. »

Au Théâtre St-Denis, du 4 au 8 septembre