(Hong Kong) Au moins huit vedettes de la musique populaire de la Chine continentale et deux de Taïwan et de Hong Kong ont publiquement exprimé leur soutien à la politique d’« une seule Chine » chère à Pékin, suscitant des réactions mitigées de leurs admirateurs.

Juwon Park
Associated Press

La plupart de ces déclarations ont eu lieu après que des manifestants opposés à l’influence croissante de Pékin sur la région semi-autonome de Hong Kong ont jeté un drapeau chinois dans le détroit de Victoria Harbour, plus tôt ce mois-ci.

Lay Zhang, Jackson Wang, Lai Kuan-lin et Victoria Song figurent parmi les chanteurs de la K-pop qui ont récemment affiché sur leurs comptes du média social officiel Weibo un drapeau chinois, se déclarant « l’un des 1,4 milliard de gardiens du drapeau chinois ». Jackson Wang vient de Hong Kong et Lai Kuan-lin de Taïwan.

Certains voient dans ces déclarations publiques les plus récents exemples de la pression ressentie par les célébrités et les entreprises pour éviter toute dissidence politique sur le marché chinois. Cependant, elles coïncident également avec une montée en puissance du patriotisme chez les jeunes Chinois nourris par le message unique procommuniste.

Victoria Song et Lay Zhang, membre du groupe populaire EXO, ont montré leur fierté chinoise sur Instagram, dans le cas de Song en téléchargeant une image du drapeau chinois la semaine dernière avec la légende « Hong Kong fait partie de la Chine pour toujours ». De tels messages ne seraient vus que par leurs admirateurs à l’étranger, car Instagram, comme la plupart des sites de médias sociaux occidentaux, est bloqué par les censeurs du Parti communiste chinois au pouvoir.

Depuis plus d’une décennie, les agences de divertissement sud-coréennes incitent les chanteurs chinois à faire partie de leurs groupes coréens pop connus sous le nom de K-pop, dans le but de conquérir le gigantesque marché de la Chine continentale. Seuls quelques-uns ont fait le saut. Mais un certain nombre de vedettes chinoises de la K-pop, citant un traitement injuste, ont quitté leurs groupes pour poursuivre une carrière solo lucrative en Chine continentale.

L’imposant mouvement prodémocratie amorcé il y a plus de deux mois à Hong Kong ne semble pas sur le point de s’essouffler, malgré les affrontements violents avec la police.