Sam… Fender ! Vous parlez d’un « aptonyme ». Car oui, le rockeur de North Shields, au Royaume-Uni, est bel et bien équipé d’une guitare de la célèbre marque. 

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

« C’est un nom de scène de merde, mais il se trouve que c’est mon vrai nom », a lancé le Britannique à la foule dense massée devant la Scène de la vallée, avant de faire exploser Will We Talk.

La complicité entre le charismatique chanteur et ses musiciens — deux guitaristes, un multi-instrumentiste et un batteur hallucinant — est palpable. Fender y est même allé de quelques coups de cymbale sur le simple All Is On My Side. D’aucuns étaient toutefois venus entendre le jeune émule de Brandon Flowers à l’appel de Hypersonic Missiles, pièce-titre d’un premier album attendu le mois prochain sous le label Polydor.

Joué au mitan de déchaînements rock’n’roll et de pièces plus pesés (Play God), ce passeport international, dépouillé du saxophone à Osheaga pour des motifs pécuniaires, a reçu un accueil privilégié. « Si vous achetez l’album, on aura peut-être un saxophone à notre prochain spectacle », a plus ou moins blagué Fender.

Preuve que le répertoire du rockeur de 23 ans est encore mince, la prestation de 45 minutes s’est conclue avec une relecture de Morning Glory, de ses compatriotes d’Oasis. Difficile de se prononcer sur la pérennité de la proposition, qui présente pour l’instant peu d’éléments de démarcation.