Le mot « beauté » était écrit en grandes lettres sur l’écran devant lequel City and Colour a chanté samedi soir. On n’aurait pas mieux dit. C’était, de fait, de toute beauté.

Marissa Groguhé Marissa Groguhé
La Presse

City and Colour nous avait manqué. Roi incontesté du folk canadien contemporain, l’auteur-compositeur-interprète Dallas Green (de son vrai nom) s’était retiré un moment pour retourner à ses premiers amours hardcore chez Alexisonfire, groupe qu’il a cofondé au tout début des années 2000.

PHOTO OLIVIER JEAN

Dallas Green, alias City and Colour

Sa voix perçante et mélodieuse, sur ses douces ballades, était plus que bienvenue pour contempler le coucher de soleil qui s’orchestrait en arrière scène.

Les bras, son cou et son torse tatoués dépassant d’une chemise ornée de sapins, l’Ontarien au nom de ville et de couleur a amené la douceur de ses refrains en commençant par la magnifique Fragile Bird. City and Colour n’a sorti que deux nouvelles chansons cette année (Astronaut et Strangers), les seules depuis son dernier opus en 2015. Il les a jouées, puis s’est tourné vers ses anciens titres : Wasted love, Waiting…, We found each other in the dark, Sleeping Sickness.  

Dallas Green est un musicien hors pair. A+ pour le volet musical. Mais c’était comme si un mur s’était dressé entre lui et son public. D- pour la qualité de son interaction avec l’auditoire. Avare de mots, il a ôté un peu de la magie du moment. C’était… froid.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

City and Colour