Confiez à Janelle Monáe la plage horaire de 18 h à Osheaga, elle vous fera sentir comme si elle était la tête d’affiche de la journée. L’artiste multidisciplinaire n’a pas lésiné sur les efforts pour faire de ce spectacle de festival une performance bonne pour les annales.

Marissa Groguhé Marissa Groguhé
La Presse

La mise en scène, les danseuses, le full-band (composé presque exclusivement de femmes), les vidéos sur grand écran, la fumée et les éclairages. Tout y était.  

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Janelle Monáe

Et puis, il y avait Janelle. Qu’elle est fascinante cette Janelle Monáe. Elle a sur scène une présence si envoûtante qu’on peut difficilement détourner le regard quand elle nous déclame avec une délirante justesse ses chansons, dansantes ou poignantes d’émotions.

Elle a chanté, rappé, dansé sur des chorégraphies élaborées. Une bête de scène.  

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Janelle Monáe

À travers ses paroles, mais aussi lorsqu’elle s’est adressée à la foule, Monáe a démontré que l’engagement social lui tient à cœur. Féminisme, politique, défense des Noirs et de la communauté gaie : tous les sujets y sont passés.

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Janelle Monáe

Un bémol toutefois. Parfois, le grandiose, bien qu’éblouissant, peut devenir étourdissant. Le quatrième changement de costume était-il nécessaire ? C’était divertissant à souhait, du début à la fin, mais on se serait passés de ses disparitions en coulisses. Une heure avec Janelle Monáe, ça passe si vite.