Mikaela Straus incarne à merveille l’esprit d’Osheaga : jeune, branchée, queer, émancipée. « Êtes-vous prêts à rocker ? », a-t-elle demandé à un public captif avant d’user de sa Fender sur Upper West Side, titre du seul EP à son actif, Make My Bed.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Sous le nom de King Princess, la chanteuse née à New York dans une famille mélomane exprime crûment bon nombre de préoccupations de la jeunesse. « J’adore le Canada, j’adore les gais », a-t-elle poursuivi, camisole des Raptors de Toronto sur le dos et lunettes aux verres rosés vissées sur la tête.

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King Princess à Osheaga

La chanson velcro Cheap Queen, pièce-titre d’un album attendu à l’automne, a précédé quelques primeurs, dont Trust Nobody, qui reste à apprivoiser.

« Bad ass », fière, habitée d’une aisance étonnante pour ses 20 ans, la rockeuse a gagné le parterre pour de bon avec la délicate 1950, hommage à la diversité sexuelle. C’est cette chanson, évoquée sur Twitter par Harry Styles (One Direction), qui a permis à King Princess d’être repérée par le label du tout-puissant Mark Ronson. La chanteuse a d’ailleurs emprunté à son « père » — c’est ainsi qu’elle l’a présenté — Pieces of Us.

Le pamphlet Pussy is God et le crescendo rock’n’roll Ohio allaient conclure une performance de haut niveau, qui en promet tellement d’autres…