« Mits… qui ? » Cinq fois reconnue grâce à autant d’albums, Mitski reste très — trop — peu connue en dehors de la scène indé. Sa brillante présence sur la Scène verte aura, espérons-le, allongé la liste d’adeptes.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

La rockeuse nippo-américaine chérit les contrastes, et c’est à dessein qu’elle est apparue accoutrée d’un haut blanc et d’un short legging noir.

Devant elle, une table et une chaise deviendront le point central d’une chorégraphie méticuleuse. Seul l’EDM de la scène voisine pour contaminer son univers : « Il y a un party quelque part ailleurs », a-t-elle rigolé après avoir visité Old Friend.

Retour dans le jardin dense et sensuel de Mitski, où les ballades à fleur de peau côtoient les rugissements de guitares sauvages. Au gré de pièces superbement écrites et livrées (Washing Machine Heart, Geyser, First Love/Late Spring, Townie, Nobody), Mitski se cache sous la table, s’étend au-dessus, s’y endort, s’y élève, s’y caresse…

Parfois, c’est la table qui bouge : tournée, retournée, détournée au rythme du récit. La danse est parfaite, les mots sont précis,  hors du temps.

Parions que la conclusion, Drunk Walk Home, résonnera en écho jusqu’à la porte de nombreux festivaliers.