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The National: voix de femmes, voies nouvelles ★★★★

Matt Berninger de The National... (PHOTO AMY HARRIS, ARCHIVES INVISION/ASSOCIATED PRESS)

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Matt Berninger de The National

PHOTO AMY HARRIS, ARCHIVES INVISION/ASSOCIATED PRESS

Dès la première seconde, des sirènes agressantes retentissent : The National nouveau est arrivé dans les chaumières.

Puis, paf, se posent et s'opposent les premiers sons familiers : c'est bien la batterie libre et pétaradante de Bryan Devendorf. Instrument phare de ce huitième album studio, elle reviendra battre et rabattre la mesure (The Pull of You, Where Is Her Head, Rylan). À peine plus tard, gare aux guitares : les frères mélodistes Dessner sont prêts à décoiffer.

Ce bon vieux Matt Berninger vient ensuite enserrer les amoureux malheureux avec sa voix de baryton, comme un ami retrouvé. Enfin, la voix magnifique de Gail Ann Dorsey, ex-partenaire de tournée de David Bowie, se lève dans l'aurore sur un lit de cordes et de bois. « I have ordered to my heart every word I've said, you have no idea how hard I died when you left. »

L'incipit You Had Your Soul With You en dit beaucoup sur I Am Easy to Find, notamment sur la place que prendront les femmes aux voix - l'angélique Lisa Hannigan, Sharon Van Etten, Mina Tindle - et à la plume - la femme de Berninger, Carin Besser, accumule la moitié des crédits.

Dans ce halo d'harmonies heureuses se détache notamment un mariage parfait avec Kate Staples sur la pièce-titre, ballade déchirante de simplicité.

I Am Easy to Find, de The National... (IMAGE FOURNIE PAR 4AD) - image 3.0

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I Am Easy to Find, de The National

IMAGE FOURNIE PAR 4AD

Se faufilent bien sûr quelques « mélo-mélodies » midtempo sur les cassures du coeur, comme pour rassurer les puristes au fil de ce (un peu trop) généreux disque de 68 minutes. Quelques retailles jouées en concert resteront enfin gravées au laser. C'est le cas de Quiet Light, qui exhume le spleen romantique de Sleep Well Beast (2017). La lettre à un enfant introverti, Rylan, qui aurait pu apparaître sur Boxer (2007), a quant à elle été légèrement remaniée depuis son apparition sur scène en 2011.

Passages parlés, coups d'archet dramatiques, fulgurances électro parcimonieuses, accélérations de tempo, interludes monacaux du Brooklyn Youth Chorus : cette cuvée est certainement la plus téméraire du quintette. La meilleure ? Aujourd'hui, l'on préfère encore High Violet (2010), mais les chansons de The National sont des bières de garde, que l'on évalue différemment au gré du vieillissement et des jalons à célébrer ou - plus souvent - à pleurer. Le disque est doublé d'un court métrage homonyme de Mike Mills mettant en vedette Alicia Vikander.

Regardez I Am Easy to Find sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=ifElv18k2O8

★★★★

Rock. I Am Easy to Find. The National. 4AD.




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