Après deux EP convaincants, le duo français Pépite — oui, le nom paraît un peu pompeux — étale sa pop d’orfèvre sur un premier album élargi, Virages.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

« Le jeu commence, c’est toi et moi », déclare le chanteur Thomas dans la pièce d’ouverture, Flèches, qui nous entraîne dans une course folle aux impulsions EDM.

Avec la planante Feu rouge, le trajet se poursuit au ralenti, à bord d’un taxi en plein Paris. « À chaque feu rouge de colère, Paris qui défile sous la pluie, je me défile, je suis parti. »

La Ville Lumière scintille dans le verbe, mais aussi dans les sonorités d’une chanson française ouverte au monde et à la modernité.

On pense parfois à Feu ! Chatterton pour l’électro-rock brûlant, parfois à Debout sur le zinc pour la voix claire, le métissage et la langue polie (dans les deux sens).

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Virages, de Pépite 

À force d’allers-retours, on croise sur la route des riffs de guitare sauvages (Champagne, Silence radio), des synthés méditatifs et des atmosphères psychédéliques claires-obscures.

Rubis, poignante ballade piano-voix en crescendo, annonce qu’il faut débarquer une fois pour toutes. Déchirement : « Quand la porte s’ouvre, je sais comme tout finira. »

★★★½ Pop-rock-électro. Virages. Pépite. AllPoints.