« Here comes the cowboy. » Ce sont à la fois les premiers mots et le titre du quatrième disque du plus désinvolte des rockeurs indés.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Les premiers rythmes de guitare — et d’autres par la suite — dessinent un genre de gaucho débauché et claudicant. Mac DeMarco enchaîne avec le simple « loureedien » Nobody, dans lequel il aborde la déshumanisation des idoles, dont il porte l’insigne depuis This Old Dog (2017) : « Let it go, cash it in, for the creature, on television. »

Il faut attendre Choo Choo, au mitan, pour que le train accélère sur des rails funk et électriques. Avec un texte enfantin d’une dizaine de mots, le Canadien, maintenant Las Vegan et chouchou des Français, nous rappelle que l’humour est indissociable de sa démarche baba cool.

Or, les incartades viennent à se faire plus rares, les ballades folk délibérément brouillonnes à la sauce Salad Days prennent le dessus et le cowboy du début s’endort peu à peu au comptoir du saloon.

IMAGE FOURNIE PAR MAC’S RECORD

Here Comes The Cowboy, de Mac DeMarco

Le multi-instrumentiste nous gagne — certaines orchestrations valent le détour — autant qu’il nous perd dans son Far West bien foutu mais trop sage.

★★★ Folk-rock indé. Here Comes The Cowboy. Mac DeMarco. Mac’s Record.