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Ludovic Alarie, tout en douceur

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À 26 ans, Ludovic Alarie en est déjà à son cinquième album. Le troisième à son nom, après en avoir fait deux avec le groupe The Loodies.

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Josée Lapointe

Un album à l'ambiance douce et évanescente, un musicien terre à terre et déterminé : Ludovic Alarie a beau être timide, il sait très bien où il va avec son nouveau projet musical et artistique, we're a dream nobody wrote down. Discussion en six thèmes.

Le musicien

À 26 ans, Ludovic Alarie en est déjà à son cinquième album. Le troisième à son nom, après en avoir fait deux avec le groupe The Loodies. « J'ai commencé à 16 ans. J'ai su ce que je voulais faire très tôt », dit le jeune homme qui a fait toute sa scolarité en musique : en guitare classique à l'école secondaire à Pierre-Laporte, ensuite à Vincent d'Indy, puis en électroacoustique à Concordia pendant un an. Ludovic Alarie vit de sa musique depuis toujours et développe ses projets de A à Z, des demandes de subvention jusqu'aux contacts avec les journalistes. « Ça fait longtemps que je suis dans le milieu, alors je connais et contrôle tous les aspects, ce qui me permet de mieux savoir comment en vivre. »

Le zine-album

we're a dream nobody wrote down est évidemment offert sur les plateformes numériques, mais il prend aussi la forme d'un très joli zine-album qui comprend un code de téléchargement, des photos, les paroles des chansons, un (vrai) 45 tours, un bout de pellicule 16 mm. Une oeuvre en soi, donc, réalisée par le photographe Sylvain Chaussée et le designer graphique Jolin Masson. « On va avec le streaming, on est pour. Mais, en même temps, on voulait offrir quelque chose d'artistique pour contrebalancer la dématérialisation », explique le musicien, qui précise que le zine-album sera en vente autant dans les librairies indépendantes que chez les disquaires. « Nous ferons aussi une expo-zine l'an prochain. Le projet de base reste la musique, mais on développe dans toutes les sphères qui peuvent s'y rattacher. »

L'ambiance

L'ambiance cinématographique de we're a dream nobody wrote down est très éthérée et aérienne. « Je dirais que mon univers est assez nostalgique. C'est pour ça, le titre. C'est assez nocturne aussi... Il y a des pièces sur la nuit, le rêve, la nostalgie. » Une chose unit le tout : la douceur. « Ma voix est douce et c'est espacé. On est dans l'électro, mais aussi dans différents styles, et j'ai essayé que chaque élément puisse bien s'entendre et ressortir. » La voix est d'ailleurs ici un instrument parmi d'autres, les paroles sont rares et s'intéressent davantage aux sonorités et aux images qu'à raconter une histoire. « Chaque mot est calculé et a son importance. Les paroles viennent d'ailleurs en deuxième quand j'écris, pour rehausser ce que la musique évoque. »

La langue

Ludovic Alarie chante ici dans les deux langues officielles. Très sensible aux sonorités, il aime jouer avec leurs particularités. « Les mots et les images ne fonctionnent pas de la même manière. En anglais, je peux dire des phrases plus longues ; c'est plus fluide et musical. En français, il s'agit de trouver le mot exact, avec la sonorité la plus douce qui accrochera le moins à l'oreille. » Il a poussé l'expérience jusqu'à utiliser les deux langues dans une même chanson, We don't exist. « Ça démontre bien les particularités de chacune, car la mélodie est un peu différente en anglais et en français. Et les paroles pourraient dire la même chose, mais aussi être complètement différentes. Jouer avec les langues amène une pluralité de sens. »

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L'album We're a dream nobody wrote down, de Ludovic Alarie

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Les collaborateurs

Le musicien sait s'entourer. Il a signé tous les textes avec la poète Tasia Bachir. Il est allé chercher le batteur Simone Pace, du groupe new-yorkais Blonde Redhead - l'album est d'ailleurs distribué aux États-Unis par la maison du groupe, et il fera quelques premières parties pour lui en juin. Le bassiste de Patrick Watson, Mishka Stein, travaille avec lui pour la deuxième fois. Et il retrouve ses deux collaborateurs de base depuis trois disques, Adèle Trottier-Rivard et Warren C. Spicer. « Ce que je recherche chez mes collaborateurs, ce sont des gens qui ont un son, une personnalité. » La création d'un album devient ainsi un lieu de rencontre et d'échange. D'ailleurs, tous les musiciens sont crédités aux arrangements. « J'arrive avec un enchaînement d'accords, des mélodies et des paroles, ensuite on travaille. C'est là que se définit le son de l'album. »

L'étiquette

Ludovic Alarie sort son album sur sa propre étiquette, Chouchou Records, qu'il vient de fonder. « Pour l'instant, on se concentre sur mon projet, mais l'idée est de [faire] signer d'autres artistes. » Comment réussir à faire sa place dans un milieu où beaucoup de grands acteurs jouent déjà du coude ? « Si tu ramènes tout à l'art, si tu apportes du soutien à des projets qui te passionnent, c'est possible. Ce qu'on veut, c'est y aller de manière plus artistique. C'est comme ça qu'on va développer notre identité. »

Le lancement, une écoute immersive de l'album avec projection 16 mm, aura lieu le 14 mai au Cinéma Moderne.




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