(Montréal) Amateurs de métal, réjouissez-vous ! Un conseiller municipal montréalais présentera une motion lundi pour que Montréal soit reconnue comme « ville d’excellence » pour la musique métal.

Sidhartha Banerjee
La Presse canadienne

Le conseiller Craig Sauvé, lui-même un amateur de ce genre de musique, a partagé sa motion en grande pompe sur les médias sociaux, jeudi.

Le texte souligne que la musique métal existe depuis 36 ans au Québec et qu’elle représente maintenant « une partie essentielle de l’écosystème culturel » de la métropole.

C’est une idée que plusieurs politiciens montréalais envisagent depuis des années, en raison des nombreux musiciens de la scène métal à Montréal, de son grand bassin d’amateurs et de sa reconnaissance internationale.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

En entrevue, M. Sauvé a confié qu’il souhaitait prendre le temps de reconnaître « tous les bénévoles et tous ceux qui ont travaillé si fort pour nous faire briller internationalement ».

Selon lui, la scène métal à Montréal est ignorée, dénigrée ou sous-estimée.

Plusieurs groupes ont fait leurs débuts dans la métropole, dont Cryptopsy et Kataklysm. D’ailleurs, la Ville accueille chaque année un festival de deux jours appelé Heavy Montréal.

« Le heavy métal est une partie importante de la culture montréalaise depuis de nombreuses années. Que la ville le reconnaisse est fantastique », s’est exclamé Nick Farkas, créateur de Heavy Montréal et vice-président de la programmation, concerts et événements pour evenko.

La motion devrait être soumise au vote lundi et aura l’appui du parti de M. Sauvé, Projet Montréal, qui est majoritaire à l’hôtel de ville.

La Ville de Québec pourrait aussi se réclamer comme ville d’excellence du métal. Et le groupe métal qui est probablement le plus connu au Québec est Voivod, qui vient de Jonquière, à Saguenay.

Mais selon M. Sauvé, Montréal mérite ce titre depuis longtemps. « Les amateurs de métal sont contents d’être marginaux, mais je crois qu’on aimerait avoir un peu de respect une fois de temps en temps. Avoir une reconnaissance institutionnelle serait un bon début », a-t-il expliqué.