L'avocat de R. Kelly accuse les procureurs d'avoir succombé aux pressions de l'avocat Michael Avenatti pour porter des accusations d'agression sexuelle contre le chanteur r & b en Illinois.

ASSOCIATED PRESS

Steve Greenberg a fait cette allégation devant un tribunal et dans des commentaires après une audience préliminaire, lundi, à Chicago, soulignant les récentes accusations d'extorsion portées contre M. Avenatti à New York.

M. Greenberg a déclaré aux journalistes à l'extérieur du tribunal qu'il y avait eu «une précipitation à engager des poursuites à cause des pressions [...] de Michael Avenatti».

Ces allégations selon lesquelles le bureau de la procureure Kim Foxx a coopéré de manière trop étroite avec M. Avenatti surviennent au moment où son bureau essuie des critiques pour son traitement de l'affaire Jussie Smollett. Dans une décision surprise la semaine dernière, le bureau de Mme Foxx a abandonné les accusations contre Jussie Smollett, soupçonné d'avoir inventé une attaque raciste et homophobe.

M. Avenatti a déclaré qu'il avait joué un rôle central en incitant Mme Foxx à engager des poursuites contre R. Kelly, en lui fournissant une vidéo montrant apparemment le chanteur avoir des relations sexuelles avec une adolescente de 14 ans. M. Avenatti a écrit sur Twitter, lundi, que M. Greenberg essayait «de détourner l'attention de la culpabilité manifeste de son client en soulevant de faux arguments à propos de moi et de Kim Foxx».

Le bureau de Mme Foxx n'a pas immédiatement répondu à un message sollicitant un commentaire.

Le dossier de sept pages déposé par M. Greenberg, qui demande au juge d'ordonner la conservation de toutes les communications entre M. Avanetti et les procureurs, réclame également une enquête sur la façon dont M. Avanetti a contribué au dépôt d'accusations contre R. Kelly. Celui-ci a plaidé non coupable à des accusations d'agression sexuelle sur trois filles et une femme.