Montréalais d’adoption depuis 1999, Matt Herskowitz représente cette tendance de plus en plus lourde chez les interprètes de haut niveau à unifier progressivement les grandes musiques instrumentales, écrites et improvisées, au sein d’un même corpus.

Alain Brunet Alain Brunet
La Presse

Diplômé du Curtis Institute of Music de Philadelphie et de la Juilliard School of Music de New York, ce virtuose s’y applique depuis des années ; après avoir réarrangé Bach et Chopin, il était mûr pour ce projet solo combinant relectures et compositions originales, qu’il s’agisse de la jazzification d’une Gnossienne d’Érik Satie, d’une valse jazzy déclinée sur tempo lent ou de la merveilleuse ballade My One and Only Love, composée par Guy Wood au tournant des années 50.

> Écoutez des extraits sur SoundCloud : https://soundcloud.com/justin-time-records/sets/matt-herskowitz-mirror-image

On savoure sa fine connaissance de la tradition européenne, à laquelle il exprime une sensibilité mélodico-harmonique très jazz, très new-yorkaise en fait.

IMAGE FOURNIE PAR JUSTIN TIME

Mirror Image, de Matt Herskowitz

En tous points, Matt Herskowitz est un musicien classique au sens réel de la musique tel que certains, de plus en plus nombreux, la perçoivent aujourd’hui.

Au Dièse Onze, le 6 juillet, 19 h.

★★★★ Jazz, classique. Mirror Image. Matt Herskowitz. Justin Time.