On a dansé, chanté, pleuré et tripé sur leurs chansons il y a 20, 30 ans ou plus longtemps encore. Ils refont un tour de piste, certains pour la dernière fois. Coup d’œil sur les idoles d’hier de passage dans la métropole cet été pour raviver nos souvenirs.

Publié le 4 juin 2019
Alexandre Vigneault
Alexandre Vigneault La Presse

Glass Tiger

Avec Platinum Blonde et Honeymoon Suite, Glass Tiger fait partie de ces groupes canadiens qui ont marqué les années 80 avant de disparaître de la circulation avec leurs vestes à épaulettes et leurs cheveux crêpés. Plus de 30 ans après ses succès Someday et Don’t Forget Me (When I’m Gone), Alan Frew (aujourd’hui âgé de 62 ans) et ses collègues reviennent au Centre Bell. Pas en tête d’affiche, non. Glass Tiger se produit en première partie d’une autre gloire des années 80 : Corey Hart.

Au Centre Bell le 15 juin

Morcheeba

PHOTO LAURENT GILLIERON, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Skye Edwards, du groupe Morcheeba, dans un concert acoustique à Montreux en juillet 2017

Deux décennies ont passé depuis Big Calm, album chaloupé qui amalgamait avec style trip-hop, dance, jazz, reggae et electronica. Dix années se sont écoulées depuis le retour de Skye Edwards, qui s’est éloignée de Morcheeba entre 2006 et 2009. Renouer avec son chant suave et raffiné, c’est chiller avec des souvenirs de 5 à 7 qui s’étiraient tard dans la nuit où on écoutait aussi Air, Kruder & Dorfmeister et Thievery Corporation.

Au MTelus le 2 juillet, dans le cadre du FIJM

Bryan Adams

PHOTO CHRIS YOUNG, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Le chanteur canadien Bryan Adams en spectacle en septembre 2017 à Toronto

Ce sera la deuxième fois que Bryan Adams se produit au Centre Bell en six mois. Il a déjà rempli la place en janvier, avant même la sortie de son plus récent disque, Shine A Light. Ça ne s’explique pas seulement par le fait que ce rockeur a des tubes plein sa guitare. Bryan Adams est d’une espèce rare : une superstar humble, un performeur généreux et un artiste reconnaissant envers son métier et ses fans. Il va cartonner encore, c’est sûr.

Au Centre Bell le 2 juillet

Lynyrd Skynyrd

PHOTO SUZANNE CORDEIRO, AGENCE FRANCE-PRESSE

Rickey Medlocke et Gary Rossington, de la formation Lynyrd Skynyrd, étaient en concert à Arlington, au Texas, le 11 mai dernier.

La fin approche pour Lynyrd Skynyrd, groupe originaire de la Floride connu pour sa chanson Sweet Home Alabama. Après 50 ans de southern rock et de blues, il fait son dernier tour de piste. Sa tournée d’adieu ne fera qu’un seul arrêt au Québec, sur les plaines d’Abraham, avant de sillonner les États-Unis jusqu’en octobre. Lynyrd Skynyrd va toutefois rallumer ses amplis avant de les remiser pour de bon : un album de nouvelles chansons est en chantier.

Sur les plaines d’Abraham le 6 juillet dans le cadre du Festival d’été de Québec

Backstreet Boys

PHOTO CHRIS PIZZELLO, ASSOCIATED PRESS

Brian Littrell, AJ McLean, Howie Dorough, Kevin Richardson et Nick Carter forment le boys band Backstreet Boys.

Il n’est jamais trop tôt pour revivre sa jeunesse. La fièvre Backstreet Boys a frappé les (très) jeunes filles en 1997. Ce qui signifie qu’une bonne partie des fans qui les applaudissent encore aujourd’hui n’ont pas 40 ans. La trajectoire des Backstreet Boys est louvoyante, mais ils n’ont pas ménagé leurs efforts en publiant cinq albums depuis leur « retour » en 2005. DNA, paru en janvier après un silence discographique de six ans, compte leur plus grand succès depuis longtemps : Don’t Go Breaking My Heart. Il porte la griffe d’un certain Shawn Mendes, qu’on verra à Montréal en août.

Au Centre Bell le 15 juillet

Heart

PHOTO JEFF DALY, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Nancy Wilson, à la guitare, et sa sœur Ann Wilson, de Heart, en spectacle en août 2016 à West Palm Beach, en Floride

Ce n’est pas de la visite rare que de revoir Heart. Les sœurs Ann et Nancy Wilson se produiront à Montréal pour la quatrième fois en moins d’une décennie. Jouer au Canada, pour le groupe formé à Seattle, est une espèce de retour aux sources : son premier disque, Dreamboat Annie – sur lequel on retrouve Magic Man et Crazy On You –, est paru ici avant même d’être publié aux États-Unis. Sa visite au Centre Bell sera l’occasion de replonger dans les années 70, mais aussi dans les années 80, décennie au cours de laquelle Heart a atteint un sommet de popularité grâce à ses ballades These Dreams, Alone et What About Love ?.

Au Centre Bell le 16 juillet

KISS

PHOTO EDUARDO VERDUGO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Les toujours divertissants membres de KISS en mai dernier à Mexico

On le sait, KISS s’apprête à ranger sa boîte à maquillage. Pas si étonnant : il y a 20 ans, le guitariste Ace Frehley avait du mal à tenir sur ses souliers plateformes, et on pensait déjà que c’était la fin… Ce coup-ci, c’est vraiment la fin du voyage. KISS a entrepris son End Of the Road Tour en janvier et enfilera ses costumes jusqu’au 3 décembre, en Nouvelle-Zélande. Son spectacle du mois d’août sera le deuxième en moins de six mois ici. Sous le maquillage du Spaceman, ce n’est évidemment plus Frehley, parti en 2002, mais Tommy Thayer, un jeunot de 58 ans.

Au Centre Bell le 16 août

Our Lady Peace

PHOTO PATRICK DOYLE, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Raine Maida, d’Our Lady Peace, sur scène en 2012

Ne jouons pas sur les mots : les belles années d’Our Lady Peace sont loin derrière. Sa carrière discographique bat de l’aile depuis près de 20 ans. Alors, si on se déplace encore pour voir le groupe, c’est principalement pour entendre les chansons de l’époque Clumsy, Superman’s Dead en tête. Raine Maida et sa bande ont la couenne dure et ont monté une nouvelle édition de leur festival itinérant Summersault avec deux autres groupes des années 90 dont on ne parle presque plus aujourd’hui : Bush et Live. Après Québec, le 1er septembre, Our Lady Peace viendra clore l’été nostalgie.

Au Centre Bell le 12 septembre