Guitares omniprésentes, introductions et refrains chantés plus ou moins flatteurs, participation de Charlotte Cardin sur la réussie Sometimes All The Time : le rappeur Loud et ses compositeurs Ajust et Ruffsound poursuivent leur virage pop sur le très attendu Tout ça pour ça.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Même Lary Kidd, tiers le plus intransigeant de feu LLA, pousse la note sur Off the Grid, regard nostalgique sur l’époque Blue Volvo.

On aurait pris un peu plus d’originalité dans les thèmes et d’engagement dans la prose, qui favorise les tours de force stylistiques.

Car, oui, Loud maîtrise la langue, la scansion et la métrique rap comme bien peu de ses contemporains. Il retourne les mots, détourne les expressions — « toute bonne chose a un début » — et singularise les lieux communs — « la mort vaut la peine d’être vécue ».

Mais si le succès amène le succès, Simon Cliche Trudeau gruge l’os sur cette suite à Une année record : le rappeur étale son curriculum vitæ sur huit des dix pièces.

IMAGE FOURNIE PAR JOY RIDE RECORDS

Tout ça pour ça, de Loud

Or, Loud est vraiment indétrônable lorsqu’il baisse la garde, comme sur la puissante conclusion, GG.

★★★½ Rap. Tout ça pour ça. Loud. Joy Ride Records.