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Tom Petty and The Heartbreakers: le cadeau qu'on n'espérait plus

Tout dans ce concert inespéré, de son rythme... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Tout dans ce concert inespéré, de son rythme indolent et la beauté de sa musique jusqu'à l'humour gamin du chanteur à la voix nasillarde, était comme un immense cadeau qu'on aimerait bien recevoir plus souvent.

Photo Bernard Brault, La Presse

«Finalement Montréal, nous voici!», a dit Tom Petty après Mary Jane's Last Dance, la délicieuse deuxième chanson de son concert au Centre Bell, hier soir.

C'était quand la dernière fois? Selon le site spécialisé setlist.fm, ça remonterait à 1981, au Théâtre Maisonneuve. Je ne saurais vous dire, mais je me souviens qu'il m'a fallu aller voir Petty et ses Heartbreakers à Toronto après un rendez-vous montréalais annulé à la dernière minute en 1989.

Comment diable est-il possible qu'un groupe qui a créé autant de chansons qu'on veut chanter à tue-tête en voiture toutes vitres baissées, comme l'a dit Petty en présentant I Won't Back Down, n'ait pas déposé ses valises à Montréal plus souvent au fil des ans? Ce soir, le mystère s'épaississait à mesure que le guitariste-chanteur américain et son groupe hyper soudé nous balançaient Into the Great Wide Open, Free Fallin', Learning To Fly et autres Refugee que plusieurs des 8200 spectateurs reprenaient en choeur.

Petty n'est sans doute pas le plus flamboyant des rockeurs, des briseurs de coeurs non plus, mais le fla-fla dont ils ne s'embarrassent pas leur permet d'aller droit au but. Leurs chansons sont simples, concises, efficaces et accrocheuses comme c'est pas permis. Et elles s'inscrivent dans la vaste tradition du rock classique dont ces messieurs ont écrit quelques belles pages.

Ils lancent la soirée avec l'immortelle So You Want To Be a Rock'n'Roll Star des Byrds, magnifique prétexte pour que Mike Campbell sorte sa Rickenbacker chantante, puis reprennent un peu plus tard le standard Baby Please Don't Go de Big Joe Williams, mais on reconnaît également dans les nouvelles chansons du très bon album Hypnotic Eye des clins d'oeil aux Stones et à Bo Diddley.

Tout dans ce concert inespéré, de son rythme indolent et la beauté de sa musique jusqu'à l'humour gamin du chanteur à la voix nasillarde, était comme un immense cadeau qu'on aimerait bien recevoir plus souvent.

Steve Winwood

Steve Winwood qu'on n'a jamais vu aussi souvent à Montréal qu'au cours des dernières années nous revenait moins d'un an après avoir réchauffé le Centre Bell pour Rod Stewart.

En une heure, l'ex-jeune prodige du nord de l'Angleterre nous a servi à peu près le même répertoire que la dernière fois: du Traffic évidemment, une chanson de Blind Faith, son succès solo Higher Love ainsi que ses deux tubes d'adolescence qu'il chantait avec le Spencer Davis Group: I'm a Man et Gimme Some Lovin'. Il y a glissé Them Changes de Buddy Miles qu'il a reprise pour la première fois lors de ses retrouvailles avec son ami Clapton en 2008.

Winwood ne maîtrise plus aussi aisément cette voix remarquable que la vie lui a donnée et les versions de ses classiques manquent parfois du fini d'antan, mais il a encore ce swing que nous vantait récemment Ginger Baker. Et le rock vintage qu'il nous avait promis d'entrée a conquis le public de Tom Petty qui l'a applaudi longuement.




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