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Musée du rock cherche maison

Patrice Caron a confectionné un musée à l'intérieur... (Photo: Alain Roberge, La Presse)

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Patrice Caron a confectionné un musée à l'intérieur d'un ancien autobus Bluebird pour handicapés. Plus de 10 000 personnes ont visité le véhicule l'été dernier.

Photo: Alain Roberge, La Presse

Le musée McCord lance à compter de vendredi une exposition sur l'histoire du rock québécois des 40 dernières années, de Robert Charlebois à Arcade Fire.

C'est une très bonne nouvelle.

On n'aura jamais assez de ce genre d'initiatives pour nous rappeler d'où l'on vient, musicalement parlant. Le sujet est à la fois vendeur, sexy et éducatif. C'est ce qu'on appelle un blockbuster muséal.

Mais certaines personnes, comme Patrice Caron, se réjouissent un peu moins. Car pendant ce temps, son projet de musée du rock québécois piétine. Et il commence à en avoir plein son casque.

Vétéran de la scène alternative, Patrice Caron, alias Pat K, rêve depuis longtemps d'un lieu permanent dédié à l'histoire du rock québécois.

Il a accumulé au fil des ans des centaines d'objets remontant jusqu'aux années 50, comme des amplis, des guitares, des posters, des photos, d'étonnants fonds d'archives et de vieux costumes de scène ayant appartenu à des musiciens de la scène locale.

Le problème, c'est qu'il n'a toujours pas trouvé d'endroit pour les exposer. Alors quand il voit des géants comme le musée McCord s'aventurer avec leur gros budget sur ses plates-bandes, cela lui laisse un drôle de goût dans la bouche.

«Ils essaient de nous voler notre «thunder», lance Patrice Caron, avec une pointe d'amertume. C'est frustrant parce qu'ils se servent de la musique et du rock pour faire vivre leur institution, alors qu'on se demande si c'est vraiment leur mission... Mais je ne partirai pas en croisade. Parce que d'un côté, c'est aussi la preuve que notre musée est une bonne idée.»

Un chemin plein d'obstacles

Voilà quatre ans, au moins, que Patrice Caron cherche à fonder un temple à la gloire du rock d'ici. On pensait bien, lui le premier, que le tout serait mené rondement. Mais les choses ne se sont pas exactement passées comme prévu.

Farouche indépendant, Patrice Caron s'est heurté aux aléas de la bureaucratie, à la méfiance des bâilleurs de fonds et aux limites de ses moyens financiers. Faute de sous, il a même été obligé d'acheter certains objets avec son héritage paternel.

Et puis, il y a eu les déceptions.

Après avoir lorgné du côté de l'ancien musée Juste pour rire, Patrice Caron a tenté d'acheter un ancien bureau de poste à Longueuil. Pour une raison qu'il ignore, la Ville a fini par reculer.

Il fut ensuite question du grand hangar à l'arrière des Foufounes électriques. L'endroit idéal. Plus central que Longueuil et hautement significatif au niveau de la culture rock.

Mais les ponts se sont rompus et ce printemps, Pat K est revenu à la case départ.

L'ancien promoteur fonde maintenant ses espoirs sur la Boîte à musique, un commerce de location d'instruments de musique situé à l'angle des rues Ontario et de Lorimier, dont il pourrait occuper le rez-de-chaussée. Mais rien n'est joué.

«J'attends une réponse en juin», dit-il, se croisant les doigts.

Une expo sur le yéyé

Si ça ne fonctionne pas, Patrice Caron se rabattra temporairement sur le musée roulant qu'il a installé dans un ancien autobus Bluebird pour handicapés.

Le véhicule a été entièrement redécoré et arrangé comme une petite salle d'expo. «C'est tout rouge à l'intérieur. Il y a des lumières qui flashent. C'est cool. Les kids capotent!», lance-t-il fièrement.

Ce musée roulant a fait «plus de 10 000 entrées», l'été dernier, dans divers festivals à Montréal et en province. «Un succès», souligne Pat K.

L'endroit sera malheureusement trop petit pour accueillir l'exposition consacrée au yéyé québécois, que le musée du rock est en train de préparer et dont l'ouverture est prévue pour le début de septembre.

D'où l'urgence de trouver un toit.

«Mon but ultime était d'acheter, conclut Pat K. Mais au point où j'en suis, je suis prêt à louer. Passe le message si tu veux. Je suis ouvert à n'importe quelle place d'au moins 2000 pieds carrés. Tant que ce n'est pas trop loin et que ça a une signification.

«Si je ne trouve rien, je m'en fous. Je vais planter un chapiteau.»

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Informations: museedurocknrollduquebec.com




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