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James Blunt au Centre Bell: la misère qui sème le bonheur

Vers le milieu de son concert au Centre Bell, mercredi soir, James Blunt a annoncé, en français s'il vous plaît, «une autre chanson misérable», pour Whitney Houston celle-là, Miss America.

Les 6945 fidèles ont ri de bon coeur de l'autodérision de leur chouchou britannique et ils ont écouté dans le silence cette chanson sur le triste spectacle de la déchéance d'une star. L'instant d'après, ils se sont levés pour se dandiner et taper des mains au rythme de These Are the Words, un extrait de Some Kind of Trouble, son album volontairement commercial de 2010, sans doute le moins intéressant de sa production.

Blunt a aussitôt invité ses fans à rester debout en faisant mine de s'excuser de leur imposer une autre «chanson rapide». Le petit blagueur a pourtant des chansons rythmées dans son répertoire mais il sait mieux que quiconque que celles qu'on est surtout venus entendre: ce sont les ballades sur le thème des amours difficiles. Des chansons comme Goodbye My Lover, où son piano est mis à contribution et au cours de laquelle une chorale majoritairement féminine se manifeste volontiers dans la salle. Chanson qui lui a valu sa première véritable ovation prolongée de la soirée.

La soirée a commencé sur le grand écran derrière la scène par le décollage d'une fusée au son de Ainsi parlait Zarathoustra de Strauss, un clin d'oeil au film 2001 L'odyssée de l'espace de Kubrick. Les jolies images spatiales qui ont défilé derrière Blunt et ses quatre musiciens pendant l'essentiel de la soirée, si elles illustraient le titre de son plus récent album Moon Landing, n'avaient rien à voir avec les histoires de coeur de James Blunt. 

Pas plus avec Carry You Home pendant laquelle les spectateurs se sont mis à balancer à l'unisson leurs téléphones scintillants comme on le faisait jadis avec des briquets ou des allumettes. Rien à voir non plus avec Wisemen qui a fait dodeliner des têtes et incité les plus enthousiastes à répondre au chanteur «where are you now».

Qu'on aime ou pas James Blunt, et le public du Centre Bell mercredi soir l'a-do-rait, il faut reconnaître que ce gars-là a plusieurs atouts dans sa manche. Ses chansons sont accrocheuses et touchent une corde sensible chez ses fans. Tout le monde capote sur You're Beautiful, chantée peu avant le rappel, mais les chansons récentes sont aussi bien accueillies que les plus vieilles, ce qui n'est pas donné à tous les auteurs-compositeurs.

Et il y a la voix de Blunt, haut perchée et immédiatement reconnaissable, véhicule parfait de ses chansons, une voix puissante qu'il projette tellement à l'avant-plan dans le mix qu'on regrette presque de ne pas avoir apporté nos boules Quies au Centre Bell.

Au moment d'écrire ces lignes, James Blunt se promène au pas de course parmi la foule au parterre tel un héros sportif pendant que ses musiciens étirent le bridge de So Long, Jimmy.

C'est le bonheur.




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