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David Giguère: tout vouloir maintenant

David Giguère s'en confesse: «Je veux tout, tout... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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David Giguère s'en confesse: «Je veux tout, tout de suite et maintenant.»

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

Le 1er février, jour du mixage final à Montréal de l'album de David Giguère, censé sortir un mois plus tard. En matinée, le chanteur part d'Alma, où il avait assuré la première partie de Louis-Jean Cormier la veille. «On a eu un accident. On a fait des tonneaux. Le char était une perte totale et je n'avais rien», raconte-t-il.

David Giguère aurait pu mourir, mais, en sortant des débris, il pensait juste à son album. «Il fallait que je sois à Montréal à temps pour le mixage.»

David Giguère s'en confesse: «Je veux tout, tout de suite et maintenant.» L'automne dernier, il a décidé que son deuxième album sortirait le 4 mars et que les chansons seraient enregistrées en 12 jours au début du mois de janvier.

«Je n'ai pas écrit pendant deux ans et demi et, en une semaine, les tounes sont sorties», raconte-t-il.

Du recul? Très peu pour le chanteur et comédien. David Giguère voulait lancer l'album tandis que son sujet - une histoire d'amour houleuse - restait près de lui.

Mais cette urgence n'avait rien d'irréfléchi. Au contraire. Par rapport à son premier album, plus «adolescent», David Giguère savait quel chemin prendre pour en arriver à un résultat plus personnel. «Quand j'ai fait mon premier disque, je sortais de l'école de théâtre. Je devais juste comprendre comment on faisait un album. J'ai beaucoup appris avec la tournée et ça m'a permis de saisir la patente et de faire choix plus posés.»

Une équipe solide

David Giguère a travaillé les textes de Casablanca avec Emmanuel Schwartz. «Il y a eu 25 versions de chaque toune», dit-il.

Pour la réalisation, son choix s'est arrêté sur Jonathan Dauphinais. «Je me suis senti en confiance. Il était prêt à prendre des risques et à aller ailleurs.»

Jonathan Dauphinais a exigé de David Giguère que ses chansons soient solides dans leur simple forme piano et voix. Et il ne s'est pas gêné pour le ramener à l'ordre lorsque c'était nécessaire. «Il m'a donné de la patience et de la rigueur, ce que je n'ai pas.»

Arriver deux heures en retard à sa première journée de studio, c'est gênant. Surtout quand on a seulement 12 jours d'enregistrement devant soi et qu'on fait attendre des musiciens de la trempe de Joseph Marchand, Jean-Phi Goncalves et Christophe Lamarche-Ledoux.

«Je suis passé tout droit le premier matin. Je suis arrivé en faisant une joke plate: «Pis, l'album est-tu fini?» Ils m'ont dit: «Assieds-toi.» Ils m'ont fait entendre une chanson et mettons que le résultat était pas pire, raconte Giguère. On a décidé de fonctionner comme ça: ils arrivaient deux heures avant moi pour jammer. J'étais super à l'aise avec ça. Moi, je suis plus un mélodiste alors qu'eux sont des musiciens capotés.»

David Giguère a tenu à préserver leur bulle de création. «Durant le processus, j'ai dit: «Il n'y a rien qui sort du studio pendant la création de l'album.» Je ne voulais rien faire entendre à la maison de disques ou à ma gérante. Je voulais que ça reste notre affaire à nous.»

«L'amour en fluo»

Il faut voir la pochette et le livret reproduisant un message texte entre deux amoureux pour constater que David Giguère incarne son époque et la critique sans le vouloir. Une époque où on vit «l'amour en fluo» en transmettant des émotions intenses par téléphone intelligent à coup d'«emoticons».

«Ceci est la représentation de deux personnes qui n'ont jamais réussi à exister», écrit David Giguère dans la pochette de son album.

Influences diverses

Le chanteur cite Kanye West et James Blake parmi ses influences pour le recours au minimalisme musical et l'audace des mots. «Savoir quitter le bateau avant d'avoir tué nos enfants», chante-t-il. Giguère le reconnaît: «C'est heavy.»

Des pièces sont portées simplement par une mélodie au piano ou par les simples accords de guitares. D'autres sont chargées d'arrangements électro-acoustiques et d'échantillonnages. On reconnaît aussi la touche du claviériste Christophe Lamarche-Ledoux d'Organ Mood et Rock Forest (qui a collaboré au dernier album de Jimmy Hunt).

L'écriture est introspective; son auteur, mis à nu. Dire que l'album est né en studio il y a à peine deux mois et que David Giguère a failli y laisser sa peau le jour du mixage...

David Giguère

Casablanca

Audiogram

En magasin et en spectacle-lancement mardi




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