Vallières rock, Vallières doux

Vincent Vallières au Métropolis.... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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Vincent Vallières au Métropolis.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

Des segments rock, des chansons d'amour, des solos de guitare viscéraux, des anecdotes d'adolescence, une chanson de Leonard Cohen traduite en français, une visite d'Olivier Langevin sur scène et des pauses acoustiques.

Vincent Vallières a mis la foule du Métropolis dans sa petite poche arrière, jeudi soir. Entre deux ballades, l'auteur-compositeur s'est également fait plaisir avec un spectacle haut en décibels et en riffs de guitare pesants.

Accompagné de ses fidèles musiciens, Vallières a mis la table avec trois pièces de son nouvel album, Fabriquer l'aube. Sans perdre de temps, ses complices et lui sont partis en cavale rock avec les riffs de guitare électrique de la chanson Avec toi. Ils ont gardé le pied enfoncé sur l'accélérateur en entonnant tout en lourdeur les grooves d'En regardant finir le monde.

«Nous sommes dans une forme olympique», a lancé Vallières à la foule.

Après un charmant discours d'ouverture, ses musiciens et lui ont poursuivi leurs élans rock avec une version réarrangée de Café Lézard au long jam de guitares (Vallières et son guitariste André Papanicolaou étaient même accotés dos à dos). Puis les gens ont fredonné son succès Le temps passe, dans une version remaniée dans de plus hautes fréquences.

Vallières a pigé dans ses quatre albums de façon judicieuse. Son choix de chansons a créé une dynamique de spectacle parfaitement dosé (du rock, des ballades, un segment acoustique et une place à l'improvisation).

Il avait beau parler pendant cinq minutes entre deux chansons, les spectateurs savouraient et attendaient chacune de ses répliques. Avec une autodérision charmante, Vallières a raconté que son bassiste Michel-Olivier Gasse et lui se connaissent depuis l'école secondaire. Ils s'étaient promis de ne jamais faire de chansons d'amour et d'espoir, alors que c'est devenu une bonne partie de leur pain et leur beurre. «C'est la dernière chanson d'amour de la terre. Notre dernier espoir», chante même Vallières aujourd'hui.

Les Kurt Cobain de Sherbrooke et de Laval ont vieilli, mais Vincent Vallières, Michel-Olivier Gasse, Simon Blouin et André Papanicolaou demeurent quatre petits gars qui carburent de rock'n'roll tout en gardant les deux pieds sur terre. Vallières mise sur l'authenticité de cette nostalgie. C'est sans doute pourquoi la foule connecte tant avec lui en spectacle. Il partage son empathie pour les parents qui vont voir son spectacle après une journée folle (travail, gardienne, stationnement), comme il les décoiffe au son de Pas à vendre.

Solide

Chapeau pour la version française blues enfumée d'Everybody Knows de Leonard Cohen (traduite pour la tournée de Vallières dans les écoles secondaires pour valoriser la musique en français). Et une mention pour la visite sur scène du guitariste émérite Olivier Langevin (Galaxie), le temps de donner un coup de fouet électrique à L'amour c'est pas pour les peureux et Stone.

Vallières a également entonné Asbestos et Fermont seul à la guitare. Puis, au rappel, il a servi en rafale Février, En attendant le soleil et On va s'aimer encore. Seule déception en ce qui nous concerne: qu'il ait écarté son tube O.K. on part de son nouveau spectacle.

On sent toujours un grand respect mutuel entre la foule et Vallières en spectacle. Sa musique touche les coeurs et parle aux gens, et l'auteur-compositeur est reconnaissant de voir ses chansons provoquer quelque chose d'aussi fort. C'est sincère et sans mièvrerie. Que Vallières soit rock ou qu'il soit doux.




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